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Blood means you're related it doesn't mean you're family • Kai

Lizzie Saltzman

Lizzie Saltzman

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Jeu 6 Déc - 16:26

Blood means you're related it doesn't mean you're family
Un feu volontaire. C’était un feu volontaire. La nouvelle nous avait tous ébranlés. J’avais déboulé en trombe dans le bureau de ma mère désireuse qu’elle m’explique ce qui s’était réellement passé. C’était d’elle que j’avais besoin de l’entendre et non pas de la source de bruits de couloir. J’avais tenté d’obtenir la vérité mais si ma mère me croyait assez naïve pour être dupe, c’était dommage. Je la connaissais. Je le sentais. Elle me mentait et je l’avais très bien senti. Elle me cachait quelque chose et si elle espérait que je reste sagement dans mon coin sans essayer de savoir, elle se trompait. La colère gonflait en moi tandis que j’espérais qu’elle puisse me faire confiance, qu’elle sente qu’elle peut se reposer sur moi elle aussi. Je retournais vers ma chambre désireuse de partager cela avec Josie quand je m’étais figée. Collée au mur, j’écoutais la discussion entre les professeurs. Ils auraient dû se douter que des oreilles indiscrètes pouvaient traîner. « Katherine Pierce a affirmé que son complice est Malachai Parker. Nous le pensions pourtant enfermés dans une prison magique. » Mon cœur rate un battement. Mon souffle se coupe. J’ai mal dans tout mon corps et je m’encoure rapidement. Je suis bouleversée. Je suis ébranlée. Comment est-ce possible ? C’est comme si tout mon univers s’effondrait alors qu’une terreur sans nom prend naissance dans mes entrailles. Ce n’est pas pour ma propre pérennité que j’ai peur mais pour Josie, ma douce Josie que je refuse de voir embarquée dans cette spirale. Cela faisait deux semaines que je savais qu’il traînait là quelque part au dehors sans avoir aucune idée de quand, comment, où il pourrait frapper. Je priais tous les jours pour que son idée de nous tuer se soit envolée mais j’étais devenue l’ombre de moi-même. Je tentais de sauver les apparences. Depuis, j’avais la sensation de devenir folle comme si des choses se passaient, des petits détails. J’avais retrouvé certaines de mes affaires pas à leur place. J’avais reçu des petits cadeaux bien étranges. Mais quand j’essayais de comprendre, tout semblait s’envoler en fumée. Je finissais probablement par m’imaginer des choses mais j’étais proche de l’implosion à force de tout garder en moi. Je savais que tout n’était pas le fruit de mon imagination.

Depuis plusieurs jours, j’avais préparé ma petite escapade. J’avais besoin de réponses si je ne voulais pas finir internée. J’avais besoin de cette confrontation. J’avais réussi à voler un collier empli de magie. Cela m’aiderait à ne pas me retrouver sans pouvoir lorsque je lui ferai face. S’il voulait jouer, je comptais lui prouver que je ne m’enfuirai pas. Josie était du genre à s’en tenir éloignée, bien à l’abri dans l’école. J’étais tout son opposé. La dernière fois, j’étais encore trop jeune pour lui dire combien je le détestais. Je n’étais pas assez sûre de moi pour tenter de le faire payer de nous avoir privées de notre véritable mère. J’avais tellement de colère et de haine en moi qu’elle bouillonnait. J’avais la sensation d’être surveillée en permanence et pour en avoir le cœur net, j’avais amené mes affaires espérant faire croire que je comptais me planquer dans la cabane. Je m’y étais toujours sentie en sécurité. Beaucoup d’élèves en connaissaient l’existence mais je voulais croire que ça restait le coin secret que Josie et moi avions découvert. Je m’installe au sol, sur un sac de couchage. Je m’enroule dans une couverture bien décidée à ne pas fermer l’œil de la nuit. Je veux croire qu’il viendra. Je suis certaine qu’il ne résistera pas. Je prends un album photo et je sens l’émotion me nouer la gorge. J’aurais aimé la connaître. Je sens une présence et je me contente de serrer le collier dans mes doigts mais je ne bouge pas. « J’étais certaine de ne pas avoir imaginé que tu traînerais dans les parages attendant l’occasion de terminer ce que tu as commencé. » Je suis sur la défensive mais j’ai besoin de comprendre. Je relève finalement la tête pour croiser son regard lui offrant un sourire parfaitement hypocrite. Mon regard brûle d’une rage que je n’ai jamais ressentie. Ma voix siffle aussi pernicieusement que le ferait un serpent. « Mon oncle… Mon oncle préféré évidemment. Quel plaisir de te voir ! Je me demande bien comment tu as réussi à arriver ici ? Je pensais que tu te plaisais bien dans ta prison ? » Je serre le poing. Seule, j’ai moins de pouvoir mais je compte bien le renvoyer d’où il vient.
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Malachai Parker

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Lun 10 Déc - 6:04

Que c’était amusant, presque jouissif de jouer ainsi avec Lizzie Saltzman. Sa nièce. Ce terme le faisait doucement sourire car il ne signifiait absolument rien pour lui. Rien d’autre qu’une nuisance, quelque chose dont il devait se débarrasser. Il avait échoué par le passé, mais cette fois, ça ne se passerait pas de la même façon. Il ne referait plus les mêmes erreurs, il ne se louperait pas. Pourquoi s’en prendre à la blonde et non à la brune ? Tout simplement pour voir le désespoir envahir Josie en découvrant que sa moitié était morte. Et une fois qu’elle aurait bien souffert, il la tuerait aussi. C’était parfait, non ? Elles méritaient de souffrir toutes les deux car c’était en partie à cause d’elles qu’il avait passé toutes ces années dans ce maudit monde-prison avec cette maudite chanson qu’il avait encore parfois en tête aujourd’hui. En fait, c’était presque un miracle qu’il ne soit pas devenu encore plus fou qu’il ne l’était déjà. Il avait donc commencé par jeter son dévolu sur Lizzie. Il s’était mis à l’observer, tapi dans l’ombre. Il s’était vite rendu compte qu’elle était une vraie petite garce qui semblait ne penser qu’à elle et qui pétait facilement les plombs. Dans un sens, il se reconnaissait un peu en elle. Rien qu’un peu. Car contrairement à lui, elle avait eu de l’amour dès sa naissance, elle avait toujours été entourée de gens qui l’aimaient et qui voulaient l’aider à comprendre et à maîtriser ses pouvoirs, des gens qui ne lui disaient pas constamment qu’elle était un monstre, une abomination. C’était sa famille qui avait fait de Kai Parker ce qu’il était. Les choses auraient peut-être tournée différemment s’il avait eu le même soutien que ses nièces. Mais il était bien trop tard pour ça, trop tard pour une éventuelle rédemption. Tout espoir s’était éteint avec l’ultime trahison d’une certaine sorcière.

Si pendant plusieurs jours, il s’était contenté de l’observer pour connaître sa routine, il avait fini par lui laisser de petits cadeaux. Des roses fanées, des rats morts, égorgés. Il s’était aussi amusé à déplacer certaines de ses affaires. Oui, il avait réussi à s’introduire dans l’école, un peu grâce à Katherine d’ailleurs. Ce soir, les choses étaient différentes. Il l’avait senti. Lizzie semblait avoir compris ce qui se passait et semblait vouloir le confronter. Quelle idiote suicidaire. L’occasion était trop belle pour ne pas la saisir, alors, lorsqu’il la vit quitter l’école pour se rendre jusqu’à cette cabane soi-disant secrète, il la suivit. La bonne blague. Pourquoi appeler un endroit secret si la plupart des élèves le connaissaient ? Peu importe. Il avait évidemment pris soin de siphonner une quantité importante de magie avant de venir. Et puis, l’enceinte de l’école en était remplie aussi. Il resta caché, observant la blonde pendant un moment. Elle comptait vraiment lui faire croire qu’elle allait passer la nuit là-bas ? Il esquissa un petit sourire et décida de mettre fin au petit jeu en se montrant enfin à elle. Bien sûr qu’elle l’attendait, c’était évident. « C’est bien. Tu es moins bête que tu en as l’air. » Il laissa échapper un petit rire. « J’espère que tu as apprécié mes petits cadeaux. » Il n’avait pas vu les réactions de la jeune fille au moment de la découverte de ces présents hors du commun, mais ça devait certainement avoir été fort amusant à voir. « Allons, chère nièce. Tu me sous-estimes. Tu as vraiment cru qu’une vulgaire prison m’arrêterait ? » En réalité, il n’avait aucune idée de comment il était sorti de là. Mais il n’avait pas cherché à comprendre non plus. Il était sorti et c’était tout ce qui comptait. « Eh bien ? Tu ne viens pas faire un câlin à tonton Kai ? » Il tendit bêtement les bras avant d’éclater de rire et d’envoyer Lizzie s’écraser contre le mur le plus proche. « Tu as raison. Les câlins, c’est nul. »  
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Lun 17 Déc - 12:40

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Je ne savais pas quelle attitude adopter face à celui que je haïssais de toute mon âme. La colère brûlait tel un feu incandescent dans mon cœur et je sentais la crise de colère poindre le bout de son nez. Je n’avais jamais su maîtriser le flot de mes émotions qui pouvaient m’amener dans des moments où je perds complètement les pédales. Je pouvais en devenir dangereuse risquant de blesser un pauvre innocent sous l’avalanche de cette noirceur qui rongeait mon cœur depuis toujours. D’ordinaire, j’aurais tenté de contrôler ma respiration pour ne pas perdre les pédales mais pour aujourd’hui, c’était différent. Je n’avais pas envie de me contrôler tout bonnement. J’attendais depuis toujours le moment où je pourrais prendre ma revanche. Je ne l’avouais jamais ouvertement alors que ma mère était à mes yeux Caroline mais j’aurais aimé que ma mère biologique soit à mes côtés pour m’aider à comprendre ma magie. Celui que je devais détester pour m’en avoir privée se tenait enfin face à moi. Pour lui, aucune rédemption ne viendrait jamais. Jamais, il ne pourrait racheter ses trop nombreux crimes. Jamais il ne pouvait espérer me faire croire qu’il regrettait ses actions. Entre nous, un petit jeu promettait de s’installer : celui de qui tue qui avant que l’autre ne le fasse. Mais d’abord, le temps de l’amusement car il n’était pas question de lui offrir une mort rapide et sans douleur. Ca aurait été tellement trop facile et j’espérais bien faire preuve de sadisme et de cruauté à son égard. Mais je luttais depuis tellement longtemps contre les ténèbres qui menaçaient et ne risquais-je pas de me perdre moi-même à assouvir ce besoin de vengeance. J’étais prête à prendre tous les risques quitte à en payer le prix par la suite. J’aurai l’avenir pour racheter mes actes. Je saurai me sauver, enfin je l’espérais.

Mon regard se vrille au sien. Je ne peux m’empêcher de hausser un sourcil. « Je ne sais pas qui est le plus idiot des deux ? Tu es celui qui s’est fait enfermer par deux gamines. » Un rire insolent franchit mes lèvres avant que je n’adopte une attitude digne d’un petit ange. Je sais que je joue avec le feu mais je ne peux m’empêcher de me redresser pour le toiser, le prendre de haut. Je le laisse continuer faisant semblant de trouver ses paroles totalement inintéressantes même si je n’en rate pas le moindre mot. Cela m’aide à comprendre face à quel genre de créature abjecte je me trouve. Cela attise ma colère. Je ricane un peu en fixant ses bras ouverts alors que l’un comme l’autre, nous savons pertinemment bien que jamais cela ne se produira. Néanmoins, le choc me prend par surprise et je pousse un petit cri de douleur. Je me tiens le bras gauche qui semble avoir encaissé tout le poids de mon corps. Je me redresse assez rapidement bien campée sur mes pieds. « C’était très vilain. Une attaque par surprise, ce n’est pas très réglo. Mais peut-on attendre mieux de son oncle préféré ? » Je réfléchis quelques secondes mais je pense qu’avec ce genre de personnalité médiocre et sans valeur, il vaut mieux tout de suite leur montrer qu’il n’est pas question de les laisser simplement dominer. Je murmure un sort en vue d’allumer un feu à ses pieds. « Il fait froid cette nuit, je ne voudrais pas que tu prennes froid. Ce serait triste que tu tombes malade. » Je croise les bras sous ma poitrine. Je secoue la tête légèrement Je tremble intérieurement mais à l’extérieur, je m’efforce à ne rien laisser transparaître. Je me refuse à laisser une brèche ouverte alors qu’il est clairement prêt à en profiter. « Je me demande bien comment tu es sorti. Au moins ainsi la prochaine fois, elle te gardera bien à l’abri. Ou en fait non, je dirais qu’un cercueil te conviendrait bien plus. Cela ira mieux avec ton teint de cadavre. » Un rire moqueur franchit mes lèvres.
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Malachai Parker

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Dim 30 Déc - 20:53

Il avait longtemps attendu cette confrontation. Il en avait même rêvé. A présent, l’heure d’en finir était enfin arrivée. Du moins, il en était convaincu. Tout ceci avait assez duré. Voilà trop longtemps qu’il essayait de mettre fin à la misérable vie des dernières représentantes de cette congrégation qu’il haïssait tant. Il s’était amusé à jouer avec Lizzie pendant un moment, mais maintenant, c’était terminé. Ils se faisaient face et seul l’un d’eux en ressortirait vivant. Et ce serait lui, évidemment. Il était hors de question qu’il se fasse avoir une deuxième fois par une gamine. De toute façon, elle était seule et seule, elle était bien moins puissante qu’avec sa jumelle. C’était une évidence. Après avoir observé Lizzie pendant plusieurs semaines, il se disait qu’il était presque dommage de la tuer. Presque. Car il était persuadé qu’en si prenant comme il fallait, il pourrait la corrompre, la faire passer du côté obscur et en faire une alliée de taille. Alliée qu’il se ferait évidemment un plaisir de manipuler. Mais en l’occurrence, ce n’était pas une option. Pas du tout, même. Ça aurait tout de même été drôle de la voir se retourner contre sa sœur, son père et toutes ces autres personnes agaçantes qui gravitaient autour d’elle. Après avoir échangé quelques mots pour le moins futiles avec la jeune fille, il avait porté le premier coup en lançant la première attaque. Une attaque somme toute presque inoffensive puisqu’il s’était contenté de la projeter contre un mur. Un large sourire se dessina sur ses lèvres aux paroles de la blonde. « Tu me connais déjà si bien. Je suis si ému ! » Bien sûr qu’elle allait répliquer. Il baissa les yeux lorsqu’il vit et sentit le feu à ses pieds et fit un bond sur le côté pour éviter de brûler. Ce serait bien fâcheux. « Tu comptes mettre le feu à cet endroit si apprécié de tes camarades ? » Il planta son regard dans celui de Lizzie. « Ils vont te traiter de pyromane. Ils vont t’enfermer et t’isoler en disant que c’est pour ton bien. Alors que tout ce qu’ils voudront, c’est se débarrasser de toi. »

Il ricana. « Seulement voilà. C’est moi qui vais me débarrasser de toi. » Il immobilisa Lizzie grâce à sa magie, puis fit usage de sa vitesse vampirique pour arriver derrière elle et lui saisir le cou d’une main. « Je me demande quel goût tu as… » Il lui souffla ces mots à l’oreille, puis effleura la peau de son cou de ses doigts. « Si douce…Tu dois être délicieuse. » Un rictus apparut au coin de ses lèvres avant qu’il ne plonge ses crocs dans la chair tendre de la blonde. Il n’avait pas l’intention de la tuer en la vidant de son sang, ce serait trop facile. Mais il voulait lui montrer qu’il était sérieux et puis, honnêtement, il avait un petit creux. Autant faire d’une pierre deux coups. Il finit par la lâcher et la jeta plus loin, telle une poupée de chiffon. « J’avais raison. Tu es délicieuse. » Il se passa la langue sur les lèvres sans pour autant essuyer le sang qui avait coulé le long de son menton. « Je me demande si ta sœur a aussi bon goût que toi… » Il prit un air faussement pensif. « Non. Je pense qu’elle sera encore meilleure. Elle est bien plus pure que toi. » Il se mit à ricaner bêtement. Il s’amusait clairement beaucoup trop de la situation.
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Mar 1 Jan - 21:25

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J’avais tellement de choses à dire à ce monstre responsable de la mort de ma mère. Mais plus que tout, j’aurais désiré comprendre pourquoi il éprouvait un tel besoin de nous détruire Josie et moi. J’avais besoin de réponses aux innombrables questions sur ce qui le liait à nous, sur ce qui lui était arrivé mais surtout sur cette congrégation à laquelle j’appartenais malgré moi. Les Gemini représentaient un grand mystère et il détenait des éléments dont j’avais besoin. Je ne savais pas quelle arme je possédais pour parvenir à le faire plier. Cette question m’obsédait depuis des jours. Je l’avais ruminée, retournée dans tous les sens. Je m’étais retrouvée face à une telle impasse sans percevoir aucune ombre de lumière pour éclairer mon cheminement. J’aurais commis une grossière erreur de surestimer mes pouvoirs. Je n’étais pas à la hauteur. Je ne prétendais pas l’être car il me restait tellement à apprendre. J’avais volé un des livres de magie noire dont pourtant j’aurais dû me tenir bien gentiment éloignée. J’y avais finalement trouvé une réponse non pas au problème mais pour parvenir à le contourner. Ce psychopathe face à moi me donne de sombres pensées mais il n’est pas idiot et je le fixe longuement tandis qu’il marque un point dans son raisonnement. « Tu as totalement raison, cet endroit ne mérite pas de brûler à cause d’un être si misérable que tu l’es. Je ne peux pas pénaliser mes amis. » D’un revers de main, je mets fin à ce feu que j’ai déclenché. Je voulais lui faire une démonstration de puissance et cela ne l’avait nullement effrayé. J’avais besoin simplement de me prouver à moi-même que je pouvais invoquer ma magie sans faire le moindre effort. Je sers lentement le collier autour de mon cou y puisant la force nécessaire pour le sort suivant. Je sens sa présence mais je ne tente même pas de bouger. Je n’ai pas besoin de ce sort d’immobilisation pour m’empêcher de me débattre. Je grogne légèrement entre mes dents sous la colère qui continue de flamber en moi.

« Si prévisible. » Je ferme les yeux alors que mes dents se plantent dans ma lèvre pour ne pas émettre le moindre son. Aucun cri de douleur. Aucun mouvement de recul. Je me force à respirer calmement alors qu’une simple larme coule le long de ma joue. Je refuse de lui donner le plaisir de savoir qu’il a su me faire souffrir et je me force à m’enfermer dans le mutisme mais lorsqu’il mentionne ma jumelle, je ne peux lutter. « Non. Je t’interdits. Tu n’es qu’un malade. Pourquoi fais-tu cela ? » La colère gronde puissamment dans mes veines, elle bouillonne alors qu’il ose mentionner le doux nom de mon innocente sœur. L’idée qu’elle subisse le même sort m’est insupportable. Cette rage me donne la puissance et la détermination nécessaire alors que je prononce le sort. « Phasmatos Inta Grum Vin Callus Amalon Callagius Accodum. Cosom Naben Dox Callagius Amalon Gaeda Callagius. Ceremum Descendium Vinum. Phasmatos Inta Grum Callus. Cosom Naben Dox. » Je sens un léger vertige qui m’agite et je frissonne légèrement. Je me concentre priant pour que le sort ait fonctionné. J’avais besoin qu’il boive mon sang pour parvenir à nous lier l’un à l’autre. Je n’avais jamais rien tenté de tel. Je sers plus fort le collier avant de me libérer du sort d’immobilité. Je finis par me tourner face à lui posant la main sur la morsure dans mon cou les sourcils froncés. Je soupire légèrement de contrariété mais ma voix ne laisse transparaître qu’un profond amusement. « Si tu es assez intelligent, tu auras deviné ce que je viens de faire. Je viens de nous lier l’un à l’autre et si tu veux me tuer alors… tu devras y sacrifier ta vie. Tu ne toucheras pas à Josie. Tu ne t’en approcheras pas. Il est hors de question que tu la pervertisses. Je suis prête à mourir pour la protéger, tu n’as pas idée à quel point je suis prête à me sacrifier. C’est ce genre de folie qui caractérise l’amour. » J’éclate d’un rire froid avant de me reculer légèrement pour aller m’adosser au mur sans la moindre crainte au fond du regard. Je souris en coin. Je n’hésite qu’une simple seconde avant de sortir la lame que j’avais dissimulé et sans hésiter je me la plante dans l’abdomen. « Tu n’arriveras pas à guérir malgré tes pouvoirs de vampire tant que je n’aurai pas guéri moi-même. » Il semblerait que je sois en train de prendre la main.
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Malachai Parker

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Jeu 10 Jan - 4:44

La haine qu’éprouvait Kai envers sa congrégation était plus forte que tout le reste. Plus forte que la logique, plus forte que la raison. Car non, les jumelles n’y étaient pour rien au départ. Elles n’y étaient pour rien si sa famille l’avait traité comme un monstre et enfermé. Néanmoins, elles avaient ensuite contribué à l’enfermer dans une autre prison. Peu importe. Il n’avait pas besoin de se justifier. Il ne serait simplement tranquille qu’une fois les derniers représentants des Gemini morts. Ou représentantes, en l’occurrence. Il esquissa un sourire narquois aux propos de Lizzie lorsqu’elle éteignit le feu qu’elle avait elle-même allumé. « J’ai raison ? Tu viens vraiment de dire que j’avais raison ? Wow. Il faudra que je note ça sur mon petit calendrier. » Il considérait même ça comme une petite victoire, même si ça n’avait absolument aucune importance. Ce n’était qu’un détail infime qui ne changerait en rien le cours des choses. Car Kai était convaincu que, ce soir, Lizzie Saltzman rejoindrait sa mère biologique. Il voulait évidemment la faire souffrir avant de la tuer. Son sadisme ne connaissait pas de limites et il se ferait un plaisir de la voir crier, pleurer, le supplier d’arrêter. Et surtout…il se ferait une joie de présenter le corps de la blonde à Josie ensuite. Pour l’heure, il s’était approché de la jeune fille et n’avait pas attendu pour goûter à son sang. Il était bien loin de se douter de ce que la blonde avait prévu. Il se régalait juste et s’amusait à la provoquer, à la mettre en colère en évoquant sa sœur. Ça marchait. Ça marchait même trop bien. Pourquoi il faisait ça ? La réponse était pourtant évidente. « Je veux simplement éradiquer tous les membres de cette maudite congrégation de la surface de la Terre. Tu n’avais pas compris ? Oh et puis…je vous déteste. Et tuer est amusant. En fait, j’ai plein de raisons. Tu veux que je continue ? »

Mais alors qu’il parlait sans doute un peu trop – pour pas changer – il entendit soudain Lizzie murmurer des mots et pas n’importe lesquels. C’était un sort. Et il savait parfaitement de quel sort il s’agissait. « NON ! » Mais il était déjà trop tard. Il avait beau crier, sa nièce l’avait totalement pris de court. Elle l’avait eu. Elle l’avait même battu à son propre jeu. C’était frustrant, humiliant. Il était en colère, il avait envie de tout casser, surtout la nuque de la blonde. Et s’il faisait ça, il se tuerait par la même occasion. Bon sang. Il allait devoir se contrôler. Et ça, ce n’était pas facile. Loin de là. Surtout quand on bouillonnait de rage à l’intérieur. « Tu as intérêt à lever le sort tout de suite. » Sinon quoi ? Elle savait qu’il ne pourrait rien faire. Son sourire le montrait. S’il menaçait de s’en prendre à Josie, elle n’hésiterait pas à se faire du mal, voire pire. Comment pouvait-on être prêt à se sacrifier pour quelqu’un comme ça ? Il vit la lame, mais il ne fut pas assez rapide pour empêcher la jeune fille de se la planter dans l’abdomen. Kai ressentit le coup au même niveau que Lizzie et lâcha un grognement de douleur avant de porter sa main à cette blessure apparue de nulle part. « Tu es folle. » Il leva les yeux vers elle, un petit sourire narquois se dessinant sur ses lèvres. « C’est de famille, on dirait. On se ressemble plus que tu ne le crois, Lizzie. » Ça le faisait clairement chier de l’admettre, mais c’était bel et bien le cas. « Ne t’en fais pas. Je vais te chouchouter. »  Bon sang. Cette connerie faisait mal et ça n’arrêtait pas de saigner. Il tenta d’ignorer la douleur et arriva bientôt à hauteur de Lizzie, se mordant le poignet avant de la forcer à boire son sang. Sang qui devrait cicatriser presque instantanément la blessure. « Tu sais ce qui t’attend si jamais tu tentes de te tuer, maintenant. » Merde, merde, merde ! Il s’éloigna et se mit à hurler, envoyant valser tout ce qui lui tombait sous la main à l’aide de sa magie. Pas très intelligent de gâcher sa magie comme ça, mais à cet instant, non, il ne se contrôlait plus. Il devait bien concentrer sa colère sur quelque chose, lui laisser libre cours s’il ne voulait pas tuer Lizzie et se tuer en même temps. « FAIT CHIER ! » Il n’était pas loin de péter les plombs. Si ce n’était pas déjà fait. Pourquoi ? Pourquoi ses plans ne réussissaient-ils jamais ? Pourquoi ça se retournait toujours contre lui ? Pourquoi ?  
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Mer 16 Jan - 23:38

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J’aimais cet endroit. Je me demandais pourquoi avoir décidé que les retrouvailles avec mon « oncle » se passe dans un endroit précieux à mon cœur. Certains auraient pu y voir un signe de mon besoin de faire la paix avec celui que je prétendais haïr. Je préférais me dire simplement que ce choix était justifié par le besoin de me sentir en sécurité. Je voulais puiser dans ce lieu toute la force de mener à bien mon plan murement réfléchi. Je désirais âprement me raccrocher à tous les souvenirs que je chérissais et qui étaient né dans ce lieu. Cela me donnait le courage de faire face à une mort certaine, enfin pas si certaine que cela. Je voulais que les rires viennent nourrir mon cœur pour y porter une forme de lumière qui viendrait nourrir ma puissance magique. Ma mère m’avait toujours appris que les sentiments positifs faisaient naître une magie pure et puissante. J’avais lutté toute ma vie contre ma part d’ombre et pour faire face à celui qui n’était que ténèbres, je me devais de me nimber de lumière. Ma voix se fait sèche quand je lui réponds. « Ne t’en vante pas trop. Cela ne veut pas dire que nous puissions être d’accords sur quoique ce soit d’autre. C’était juste le plus pur des hasards. » Je ne comprenais pas sa haine. Je n’avais jamais saisi son besoin de détruire ceux de sa famille. J’aurais peut-être pu comprendre si ce n’était pas à ma famille qu’il s’en était pris. J’en savais plus que ce que je ne prétendais sur les démons qui pouvaient hanter notre esprit. Je les ignorais. Je les faisais taire inlassablement. Mais je les combattais quand il avait succombé à leur tentation. Je ne pouvais donc pas admettre qu’il puisse avoir eu ses raisons. Mes sourcils se froncent devant le morbide de ses paroles et je grimace légèrement. Je balaie l’air de la main avant qu’il m’inspire un profond dégoût. Il était un être abject qui succombait aux pires travers et semblait s’y complaire. « Non je ne veux pas que tu continues ton énumération. Ça m’a convaincu que tu n’es qu’un monstre sans cœur. Tu n’inspires que des envies de meurtre alors ne sois pas surpris que tout ce que tout le monde désire c’est te voir disparaitre du tableau. » Il n’était qu’un vulgaire cloporte que je rêvais d’écraser de la pointe de mon pied. Mais je savais que je ne le pourrais, pas sans devoir me sacrifier. J’étais la sécurité sur ses pires instincts même s’il ne le savait pas encore.

Je ressens de la fierté quand je lis dans son regard qu’il sait exactement ce que je viens de faire. J’en ressens un profond plaisir car je sais qu’il s’est fait piéger comme un débutant par une gamine. Je souris fièrement alors que la paix me gagne. Mourir ne me faisait pas peur. La vie était bien plus terrorisante quand une épée de Damoclès était suspendue au-dessus de ma tête et de celles de mes proches. Je m’autorise même à fermer les yeux une seconde pour savoir ce petit moment de triomphe. Quand il exige de moi ce que je ne peux pas lui concéder, un petit sourire en coin naît sur mes lèvres. « Tu crois encore au Père Noël à ton âge ? Jamais je ne le lèverais. Déjà car je ne sais pas comment faire et de deux car je préfère que nous restions liés. On va pouvoir former une belle famille, tu devrais être heureux tonton Kai. » Moqueuse, un ricanement accompagne la fin de ma petite tirade. Cette assurance ne reste pas longtemps sur mes traits angéliques tandis que la douleur me foudroie. Je savais que c’était une démonstration de pouvoir obligé mais c’était obligé de faire aussi mal. Ses mots sont un poison qui s’infiltre sous ma peau. Je finis par dire avec plus de maturité que je ne m’en croyais capable. « Que l’on se ressemble ou non, que je sois folle aussi, que j’ai les mêmes démons que toi ou non, cela ne change rien qu’on est terriblement différents. Tu as choisi d’être lâche et de laisser les démons gagner. J’ai choisi de faire preuve de courage et de les combattre. Au fond, tu me fais pitié. » Je n’ai jamais eu l’intention de l’empêcher de me soigner. Ses mots me font frémir alors que j’aurais presque envie d’y croire. Je déteste le goût ferreux dans ma bouche mais ça a le mérite de stopper la douleur. Il croit que cela va m’arrêter ? Uniquement le temps d’évacuer son sang de mon organisme. Il ne peut pas me forcer à boire son sang tous les jours donc il n’a obtenu qu’un sursis. « Tu sais que je pourrai toujours trouver un moyen. Tu ne peux plus qu’accepter mes conditions. » Je le regarde faire sa crise comme un enfant. Je m’assieds balançant mes pieds dans le vide alors que je ressens de la colère mais aussi quelque chose de plus douloureux. Je ne sais pas très bien pourquoi ceci dit. Je le laisse déverser sa rage attendant qu’il se calme un peu alors que malgré moi je ressens de la peur. Ces moments où les émotions prennent le dessus, je les connaissais que trop bien. Trop semblables, cela m’effraie. Je finis par reprendre plus doucement. « Je vais te prouver que je ne suis pas méchante. Je me fous des humains à qui tu t’en prends mais aucun de mes proches ne doit être touchés par toi. Pour le reste, je m’en fous. »
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Malachai Parker

Malachai Parker

Heretic
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Sam 26 Jan - 20:23
Comment une chose pareille avait-elle pu arriver ? Comment avait-il pu se faire avoir encore une fois ? Et par une gamine, en plus ! Une sale garce dont il partageait malheureusement le sang et l’héritage. Et quel héritage. Tu parles. Il n’avait jamais voulu de tout ça, de cette misérable existence, de cette famille qui avait fait de lui ce qu’il était. Oui, c’était bien plus facile de rejeter entièrement la faute sur les autres plutôt que de prendre ses propres responsabilités. De toute façon, le court instant où il avait ressenti des remords et d’autres émotions bien chiantes lui avait amplement suffi. Il ne voulait plus jamais ressentir ce genre de choses. Ça avait été tout sauf agréable. Sauf qu’on ne contrôlait pas vraiment ses émotions ni ses sentiments. Un monstre sans cœur ? Si seulement. S’il n’avait vraiment aucun cœur, tout ceci lui serait indifférent, non ? Il ne ressentirait pas toute cette haine, toute cette douleur ? Car son existence n’était, au fond, que douleur et souffrance. Alors, plutôt que de se laisser aller à sa propre souffrance, il préférait la faire subir aux autres. C’était bien plus amusant, bien plus gratifiant. « Je me fiche bien de ce que veulent les autres et de ce qu’ils pensent de moi. Mon but n’est pas de me faire aimer de tout le monde, au cas où tu ne l’aurais pas remarqué. » Il haussa les épaules. De toute façon, il ignorait ce que signifiait le mot « aimer », ce que cela signifiait d’être aimé par quelqu’un d’autre. Toute sa vie, personne ne l’avait jamais aimé. Personne. Alors comment ça pouvait lui manquer s’il n’en avait jamais fait l’expérience ? Pourtant, il y avait ce trou bien béant au fond de lui, ce trou qu’il tentait désespérément de colmater jusqu’à l’oublier. Et face à Lizzie, il sentait se trou se rouvrir lentement, mais sûrement. Ça ne lui plaisait pas. Vraiment pas.

« Oh, ce que tu es drôle. Je vois de qui tu tiens ton sens de l’humour ! » Il esquissa un petit sourire un brin sadique. Elle avait beau faire ce qu’elle voulait, jamais elle ne lui arriverait à la cheville ! Comment ça, ce n’était pas un concours du meilleur humoriste de la famille ? Quel dommage ! « Je pourrais te raconter en détail comment j’ai tué ta chère mère. Je parie que ça te ferait rire aux éclats. » Il avait sans doute fait une énorme erreur en mentionnant Jo, mais peu importe. « Tu ne sais rien, Blondie. Rien du tout ! » Oui, ils se ressemblaient sur certains points, mais pas sur tous. Qu’elle ne prétende pas comprendre ou savoir de quoi il parlait. « Tu crois vraiment qu’on m’a laissé le choix ? Quelle naïveté ! » Il laissa échapper un petit rire sans joie. Non, il n’avait pas eu le choix. Et tout ça le mettait vraiment en colère, tellement en colère qu’il se mit à hurler et à jeter tout et n’importe quoi autour de lui comme un gamin en pleine crise. Et puis, sérieusement ? Elle trouverait un moyen de se tuer juste pour le tuer, lui ? Il ignorait combien de temps il avait ragé comme un con, mais il finit par se calmer, finissant son caprice par un coup de poing dans le mur le plus proche. « Tuer des inconnus n’a rien de drôle, Blondie. Si ça te laisse indifférente, ça ne sert à rien. » Il haussa les épaules tandis qu’il l’observait. La tuer serait si facile. Il lui suffirait de lui briser la nuque et de la pousser pour qu’elle tombe de plusieurs mètres de haut. Mais elle avait son sang dans le système. Et puis, il ne voulait pas mourir, lui. Pourquoi, d’ailleurs ? Pourquoi se raccrochait-il tant à sa misérable vie, alors que manifestement, il n’avait rien ? Jusqu’à présent, sa vengeance lui avait toujours permis de survivre, d’avoir un but. Mais si on lui enlevait ça, que lui restait-il ? Plus rien. Le vide. Alors finalement…peut-être valait-il mieux qu’il disparaisse. Il secoua la tête. Hors de question ! Quelles étaient ces pensées qui ne lui ressemblaient pas ?

« Tu fais chier ! Tu fais vraiment chier ! Tu serais vraiment capable de te tuer juste pour te débarrasser de moi ? Tu serais capable d’abandonner ta sœur chérie ? Ton père ? Tes précieux amis ? » Il en doutait fortement. Mais en même temps, il ignorait ce qu’on était prêt à faire par amour. Quoiqu’il en soit, il s’était calmé, sa crise était finie et il aurait très bien pu s’en aller. Pourtant, il n’en fit rien. « Et si je te promets de ne pas toucher à ta sœur ? Tu annuleras le sort ? » Comme si une promesse venant de lui avait une quelconque valeur. De plus, elle lui avait bien dit qu’elle ignorait comment l’annuler. Et il n’avait pas l’impression qu’elle mentait. Sérieux. Qui jetait un sort qu’il était incapable d’inverser ? « Dis-moi, miss parfaite. Qu’est-ce que tu aurais fait si toute ta vie, on te répétait que tu es un monstre, alors que tu n’as absolument rien fait ? Que ta seule faute, c’est d’être née différente ? » Bordel. Pourquoi racontait-il tout ça ? Il ne comprenait pas. Certes, il avait toujours aimé parler et Lizzie n’était pas la première à qui il se confiait sur son passé, mais…pourquoi ? « Quand tu te retrouves enfermé, seul, isolé de tout le monde pendant des années, que tu as le droit de sortir que pour les grandes occasions…et que finalement, on te trahit en t’envoyant dans une prison où tu te retrouves totalement seul…dis-moi. Tu aurais fait quoi ? Ose dire que ça ne t’aurait pas rendue folle. » A cet instant précis, il n’avait même plus envie de tuer Lizzie. Il se sentait presque…résigné. Il finit par se relever, cette résignation passagère laissant rapidement place à un nouvel accès de colère. Kai serra les poings. « Tu as tout ce que je n’ai jamais eu ! Alors ne viens pas me donner des leçons de morale à deux balles ! » Se retenir pour ne pas tordre le cou de Lizzie sous le coup de colère lui demandait beaucoup d’efforts, là, tout de suite.
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Lizzie Saltzman

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Mer 13 Fév - 0:21

Blood means you're related it doesn't mean you're family
La situation en devenait presque risible. Je l’avais redouté pendant de si longues années mais là face à moi, pris au piège, il ne m’apparaissait que comme un agneau égaré et apeuré. Il pouvait prendre un air supérieur tant qu’il le voudrait, je savais que je venais de prendre l’avantage sur lui et qu’il ne pouvait lutter. Il était pris au piège et malgré ses beaux discours, il était désormais soumis à ma volonté. La peur s’était envolée alors que je sentais une forme de sérénité que je pensais impossible à atteindre. J’avais finalement compris que la paix ne se trouvait pas dans le combat mais dans le sacrifice. J’étais prête à quitter cette existence pour tous ceux que j’aimais, pour les protéger. Je n’avais jamais su me préoccuper plus de personne d’autre que moi-même avant ce jour. Je devais être proche de manquer de temps pour mettre à profit la leçon apprise pour comprendre que l’égoïsme ne me mènerait jamais au bonheur. Je devais m’en apercevoir trop tard mais cette rencontre venait de me faire grandir d’un bond même si cela n’effacerait pas tous mes défauts. Je regarde Kai et je me rends compte de notre profonde différence alors que moi je voudrais être aimée de tout le monde même si je sais cela impossible. Perfide, je souris sarcastique avant de rétorquer. « Tu ne veux pas être aimée de tout le monde mais en fait, tu ne te fais aimer de personne. Crois-tu qu’il existe une seule personne qui tienne suffisamment à toi pour vouloir te sortir des ennuis ? Tu me sembles bien seul en fait, c’en serait presque triste. » Je savais que je le provoquais et que je jouais sur un terrain glissant. Mais après tout le mal qu’il nous avait fait, il méritait bien que je remue le couteau dans la plaie. Je sentais que dans le fond, il n’était sans doute pas si indifférent à tout cela. Vouloir se venger avec une telle hargne ne pouvait qu’être le fruit d’une profonde blessure. Je me refusais à penser qu’il était un monstre sans cœur car je ne voulais pas risquer de suivre un jour cette voie-là. Je n’étais pas dupe, nous n’étions pas si différents malgré les apparences. Il y avait d’étranges similitudes qui me terrorisaient.

Ma colère s’était estompée mais il n’en fallut pas plus qu’un seul mot pour la raviver. Mes poings se serrent violemment, au point d’en être douloureux alors qu’un feu s’allume dans mon regard. Je serre les dents essayant de me contrôler mais il vient d’allumer une mèche qui ne peut s’éteindre. Mon esprit se brouille alors que tout ce à quoi j’aspire c’est de le voir se tordre de douleur au sol. Je ne parviens plus à penser alors que la douleur de la perte de ma mère biologique ne pourra jamais réellement s’apaiser. Je le regarde piquer sa petite crise comme un enfant à qui on vient d’arracher son jouet. Je ne songe même pas à intervenir car cela me sert plutôt bien car au moins il s’épuise un peu même s’il n’a pas les mêmes problèmes que moi. Je laisse la rage me gagner de plus en plus pour trouver la force de ne pas trembler. Je le regarde finalement amusée. « Si moi je suis naïve, tu l’es encore plus. Tu as cru pouvoir parler de ma mère sans que je ne réagisse. » Il a commis bien des erreurs depuis qu’il me fait face mais surtout celle de croire que je suis une gamine écervelée. Il s’est laissé duper par l’image que je véhicule mais dans le fond, il ignore tout de moi. Ma voix est froide et tranchante quand je prononce le sort supposé lui infliger une douleur égale à celle que je ressens. « Voltrom amibou. » Je vois mon sort le percuter mais il ne me faut qu’une seconde pour que la douleur me coupe en deux alors que je me laisse retomber au sol. J’avais que ce n’était pas très malin mais cette douleur est plus supportable que celle qui me broie le cœur. Les larmes me montent aux yeux mais il n’est pas question que je pleure face à lui.

Mais cette petite secousse passagère me permet de reprendre le fil de tout ce qui se passe. Je ne dois pas perdre mon sang froid sinon je finirai par commettre une erreur. Je me redresse pour à nouveau lui faire face. Sa question ne me surprend pas outre mesure. « Dis-moi pourquoi ne le ferais-je pas si ça nous vaut de toutes les deux y passer ? Je préfère l’abandonner que de nous savoir toutes les deux condamnées alors oui je me sacrifierai. Elle est la plus importante donc si je suis prête à l’abandonner, tu imagines bien pour les autres… » Je ne dis pas que ce serait facile. Je me demande bien pourquoi il éprouve un tel besoin de parler alors que son bavardage ne m’intéresse pas réellement. Et pourtant, malgré moi, j’ai envie de l’écouter et d’essayer de le comprendre. Je veux des réponses sur ce qui a bien pu le rendre comme il est. Sa proposition me fait éclater de rire. « Tu me prends décidément pour une idiote. Sans moyen de pression, je ne peux pas t’obliger à tenir cette promesse. Je ne vois pas ce que j’y gagnerais. » Par contre, je ne m’attendais pas à une telle tournure pour la suite. J’ai envie de l’envoyer chier mais je peux ressentir la part de sincérité dans ses mots. Ainsi, il avait souffert et cela l’avait rendu comme cela. Je finis par dire avec une indulgence dont je ne comprends pas l’origine. « Je ne sais pas comment j’aurais pu gérer cela, autant le rejet que d’être enfermé. Mais tu aurais pu essayer de choisir une autre voie. Ni ma sœur, ni moi ne te détestions réellement quand tu t’en es pris à nous. Pourquoi ne pas avoir essayé un autre chemin ? Tu n’as jamais même songé à t’excuser. Tu as voulu notre mort alors que ce n’est pas notre faute si on t’a rejeté toute ta vie durant. On est ta famille et tu aurais pu faire tout différemment mais tu ne sais même pas ce que cela signifie de se soucier de quelqu’un. Essaie d’être moins centré sur toi et peut-être qu’alors, tu verras autre chose. » Je ne comprends pas comment je peux parler de pardon alors que je ne suis supposée qu’éprouver de la haine pour lui. Je devrais lui dire d’aller voir ailleurs mais j’ai envie de lui ouvrir les yeux. Je me mords la lèvre pour chasser cette idée qu’il mérite peut-être une chance. « Je ne te donne pas de leçon, tu fais ce que tu veux je m’en fous tant que tu respectes mes conditions. J’essaie juste de te prouver que tu avais le choix, que tu l’as toujours. Tu veux ce que j’ai ? Bah bats toi pour au lieu de tout détruire. Fais différemment pour une fois. » Je croise les bras sur ma poitrine soupirant légèrement.
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Malachai Parker

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Dim 12 Mai - 6:19
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Kai & Lizzie

Il n’aurait jamais cru que cette rencontre prendrait cette tournure, qu’il se retrouverait lié à cette fille qu’il avait envie de tuer, avant même qu’elle ne naisse. Il aurait pu réussir son coup, il aurait pu tuer les jumelles avant leur naissance. Et encore une fois, ceux supposés être sa famille avaient contrecarré ses plans. De toute façon, la famille ne signifiait rien pour lui, il ne savait pas ce que ça voulait dire et il ne le voulait pas, de toute façon. Du moins était-ce ce dont il tentait de se convaincre depuis presque toujours. Il se souvenait vaguement des moments passés en compagnie de ses parents, de ses frères et sœurs, lorsqu’il était encore enfant. Des moments qui ressemblaient beaucoup à une vie de famille. Jusqu’à ce que tout parte en vrille, jusqu’à ce qu’ils décident tous qu’il n’en valait pas la peine, qu’il était le vilain petit canard qu’il fallait isoler, dont il fallait se débarrasser même. Alors, il avait tiré un trait sur la notion de famille, il s’était enfermé dans sa haine, son désir de vengeance. Son seul objectif dans la vie, le seul depuis toujours. Alors, s’il réussissait à tuer les jumelles, que ferait-il ensuite ? Bah. Il y penserait quand il y serait. Car la tâche s’était soudainement compliquée. « A quoi ça sert d’être aimé ? Tous ces sentiments sont ridicules et superflus ! Ils sont handicapants et rendent les gens faibles ! » Encore une fois, il tentait de s’en convaincre, même si, au fond, il était vraiment persuadé que ce sentiment qu’on appelait amour était totalement futile et ne causait que des problèmes. Alors, pourquoi les mots de la blonde lui firent l’effet d’un petit coup de poignard en plein cœur ? Peut-être parce qu’il réalisait que, oui, il était totalement seul. Il n’avait personne à qui se fier, personne en qui avoir confiance. Lorsqu’il voulait quelque chose, il l’obtenait par la violence, les menaces, le chantage. Et si on l’aidait, si on se mettait de son côté, c’était soit par peur ou par intérêt personnel. Il ne se leurrait pas. Il passait certes beaucoup de temps avec Katherine, mais il savait pertinemment qu’elle tolérait sa présence parce qu’elle y gagnait quelque chose. Et c’était pareil pour lui, de toute façon.   « Mais t’as pas compris, Blondie. Je sais que je suis seul. Pas besoin de me le rappeler. Je compte sur les gens qui t’aiment, toi. Ceux qui tiennent à toi et qui ne supporteraient pas qu’il t’arrive malheur. Ils feront certainement tout pour résoudre ce petit problème. » Ce petit problème, hein ? Il était tout sauf petit.

Il en avait marre de tout ça, il avait envie de tout casser, de hurler. Mais avant qu’il n’ait pu faire quoique ce soit, Lizzie lui envoya un sort en pleine tronche avant de subir elle-même les effets de ce même sort. Elle était folle ! Pourquoi s’infligeait-elle ça ? « Tu es… folle ! » C’était certainement l’hôpital qui se foutait de la charité, là. Mais après tout, la folie était sans doute dans la famille.
Malgré tout, il tenta de jouer sur la corde sensible de la jeune fille en évoquant sa sœur et le fait qu’elle la laisserait toute seule si elle s’ôtait la vie. Sa réponse le surprit. L’expression de surprise qui apparut sur ses traits n’était pas feinte. Non, il ne comprenait vraiment pas. « Pourquoi ? Pourquoi tu te sacrifierais pour quelqu’un d’autre ? » N’ayant jamais ressenti ce genre de chose, bien sûr qu’il ne pouvait pas comprendre. Ou presque pas. Car, lui aussi, avait été prêt à laisser sa vie pour en sauver une autre, des années plus tôt. Lorsqu’il avait sauvé Bonnie au péril de sa vie. Lorsqu’il y repensait, il se traitait mentalement de crétin. Qu’est-ce que ça lui avait apporté ? Rien. Absolument rien ! Non seulement, elle n’avait jamais su ce qu’il avait fait pour elle, mais en plus, elle l’avait trahi. Il était en colère, frustré et totalement perdu. Car il ne savait plus comment se sortir de cette situation. Alors…il commença à parler, à raconter son histoire à Lizzie. Il ne savait même pas pourquoi ni ce qu’il espérait en tirer. Que la jeune fille le comprenne ? Elle ne pourrait jamais comprendre. Jamais. Bien sûr, lorsqu’il entendit les paroles de sa nièce, il regretta aussitôt d’avoir dit quoique ce soit. C’était tellement ridicule ! Il laissa échapper un petit rire sans joie. « M’excuser ? Me fais pas rire ! Tu crois qu’on s’est excusé pour ce qu’on m’a fait subir ? » Bien sûr qu’il savait que les jumelles n’y étaient pour rien du tout, mais l’avouer aurait été un signe de faiblesse. Il avouerait sa propre erreur et il en était hors de question. Son objectif était clair et il comptait l’accomplir.

« Je… » Il poussa un soupir et donna un coup de poing dans le mur le plus proche. Nul doute que Lizzie avait dû bien le sentir vu la violence du coup. Et puis, il resta planté là un moment, son poing contre la paroi, la tête baissée.   « C’est faux ! J’avais pas le choix ! Je ne connais rien d’autre ! » Il finit par se retourner pour faire face à Lizzie, la colère se lisant sur son visage. Mais cette colère était-elle dirigée vers sa nièce ou vers lui-même ? Vers sa soi-disant famille qui l’avait tant fait souffrir ? Vers tous ceux qui l’avaient trahi ? « Je ne sais pas faire autrement. Je savais bien que tu ne comprendrais pas. Une petite peste pourrie gâtée comme toi ne peut pas comprendre. » Il était soudainement étrangement calme. Ça faisait presque plus peur que quand il se mettait à hurler et à tout détruire, comme Lizzie l’avait si bien dit. « J’étais prêt à mourir pour quelqu’un. J’aurais tout fait pour elle. Mais elle m’a trahi. Elle a décrété que je ne valais pas la peine d’être sauvé. » Il avait prononcé ces mots à voix basse, mais Lizzie avait sans doute entendu. Et pourquoi ? Pourquoi avait-il dit ça ? Bon sang ! Il ne voulait pas paraître faible. C’était bien plus facile de se comporter en monstre sans cœur et sans conscience.



Emi Burton
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