AccueilCalendrierFAQRechercherMembresGroupesS'enregistrerConnexion
De nombreux personnages importants sont toujours disponibles ! PV et scénarios sont attendus, n'hésitez pas !
L'évènement marché de noël est en cours. L'alerte au feu s'achève.

Partagez|

You Will Be The Dead Of Me | Camille.

avatar

Niklaus Mikaelson

Hybrid Originel
Messages : 96
Date d'inscription : 02/12/2018
Jeu 10 Jan - 6:38

You will be

The death of me

Camille | Niklaus


« La faute était un poison rongeant nos entrailles pour l'éternité. »

Le marché de Noel avait été une distraction alléchante truffée de rebondissements et d'anciens visages d'un passé indélébile. Insondables étaient mes pensées depuis la déroutante apparition d'un abysse portant l’identité de Camille O'Connell. En effet, la psychologue avait subtilement créé une étonnante disparition lors de nos retrouvailles quelques années avant. Après un contact charnel retrouvé, la psychologue jouissait de ses mauvaises prouesses pour une distance déroutante où seul, un morceau de serviette trompait cette situation contradictoire. Abandonné, une nouvelle fois, elle avait suscité l'indomptable haine pour sa personne pendant des années et ma préférence aurait été de la voir morte pour toujours. C'était comme-ci le bonheur échappait à mon épée de Damoclès de ce court moment si enivrant et riche en émotions pour une danse méprisante. Je détestais Camille autant que j'éprouvais des sentiments profonds préférant me réfugier dans les ténèbres dont la lumière n'existait plus. Je me refusais toute clarté, toutes bonnes résolutions, toute bienfaisance même pour ma famille. Blessé profondément, le goût amer de ses baisers était devenu amer et sa peau un simple voile répugnant à l'odeur de mort.

Si elle comptait sauver son âme en venant à Mystic Falls, elle se fourvoyait, elle n'était qu'une poussière dans un éternel tourbillon, une ennemie aussi à enterrer et à s'esclaffer de sa chute. L'ange deviendrait-il problématique ? Errant dans les coins les plus infâmes de ma terre de naissance pour s'adonner à ma frénésie habituelle : l'assassinat, je sentais la fierté de mes actes embellir mon visage impassible. Quelques cadavres pourrissaient de leur sang chaud où l'herbe prenait une couleur d'un jaune paille brûlé, et dont les membres démembrés se courbaient comme des jouets traînant sur le sol. L'intention d'enflammer la chair pour humer l'essence enflammée était mon prochain but et d'entendre crépiter à chaque seconde, les craquements de peau. Néanmoins, cette pensée funeste était de courte durée puisqu'un témoin osait me déranger dans mon œuvre. J'imaginais déjà récolter la cendre de ses pourritures pour peaufiner un tableau en cours de réalisation. Quelle tristesse pour un artiste.  

Une silhouette dans l'ombre absolue, un froncement de regard pour tenter de dessiner sa forme avant de conclure l’indélicatesse de la psychologue. Que diable, venait-elle encore interrompre ma traversée ? Un fort grognement s'échappait de ma gorge annonçant une rencontre tumultueuse tandis que l'humeur massacrante imprégnait mon corps tout entier. Elle risquait de voir une de mes facettes qu'elle méprisait le plus : mon indifférence à sa présence. J'entendais déjà gronder de sa voix moralisatrice ses sermons contre mes actes commis prouvant que je demeurais éternellement le monstre de mon architecture.

Je ne m'attardais pas à voir son adorable minois s'éclaircir sous la lumière de la lune astrale pour user de ma vitesse vampirique. Je brisais la distance essuyant d'un revers de paume ma bouche savourant encore le sang bouillant, j'arquais un sourcil et rétorquais sans une once d'un sentiment particulier cinglant mes dires :

« Ma prochaine victime. N'est-ce pas fantastique de mourir sous l'éclat de la lune, Love ? Ou peut-être devrais-je ne pas accorder à ta personne une once de paroles et égorger ta carotide en guise d'un souvenir douloureux sans un mot ? » peaufinant d'un  léger rire psychédélique.


Voir le profil de l'utilisateur
avatar

Camille O'Connell

Human
Messages : 245
Date d'inscription : 10/07/2018
Jeu 10 Jan - 12:20

You Will Be The Dead Of Me
Une image hantait mon esprit depuis mon excursion au marché de Noël. J’avais eu envie de profiter pleinement de ce moment magique mais mon âme m’envoyait depuis lors inlassablement des souvenirs de ce que j’avais eu la chance de goûter une fois dans ma vie. L’amour était le poison qui coulait dans mes veines pour faire naître le désir absolu de m’y perdre à nouveau. Après mon retour à la vie, la perdition de mon âme était absolue. J’avais tenté de le nier mais je ne m’étais sentie réellement revenue à la vie que ce soir là dans ce bar. Je n’avais pris conscience du flot vital bouillonnant dans mon être tout entier qu’à cet instant précis. Pourquoi m’étais-je arrachée à ma seule source de joie ? La question m’avait poursuivie de ses assauts inlassables alors que je poursuivais mon chemin mettant entre toit et moi le plus de distance possible. J’étais terrorisée, brisée par dix années de souffrance, meurtrie par une solitude à la noirceur profonde qui avait tenu mon âme en otage. Je ne savais plus qui j’étais. Je m’étais perdue dans les flots sacrés de la mort. Je savais que j’aurais pu me retrouver dans tes bras mais j’avais eu peur de m’y perdre. J’avais redouté de renoncer à mes rêves, mes aspirations qui avaient représenté la lueur d’espoir dans le néant où j’étais baignée. Les regrets prenaient un goût d’amertume et la mort m’avait retourné le cerveau en faisant miroiter une autre vie, loin des affres de la douleur si seulement j’avais quitté la Nouvelle Orléans et que jamais Davina n’avait rallumé les souvenirs éteints par tes soins. Je m’étais imaginée normale et humaine mais surtout toujours vivante. Me faire regretter le crime le plus doux de mon existence avait été la sentence la plus terrible de la grande faucheuse. J’avais lutté inlassablement contre cette pensée mais ce soir là dans le bar, après la félicité, j’avais imaginé la condamnation de notre amour.

Je m’étais laissée duper car tandis que je reprenais possession de mon existence, mon cœur se perdait dans la langueur d’à nouveau ressentir cet élan porteur de vie. La peur m’avait dominée et je l’avais regretté amèrement. Te revoir m’avait apporté cette certitude, je m’étais trompée. J’avais eu tort de fuir mais surtout de ne jamais revenir vers toi alors que je le désirais si ardemment. Tu n’étais pas le genre de personnes que l’on puisse trahir et j’avais eu peur de me faire condamner comme tous les autres. Sans ce presque face à face impromptu, sans doute, aurais-je continué à laisser la peur me dicter mon chemin. Mais je ne pouvais ignorer ces battements frénétiques qui m’habitaient rien qu’à l’idée de te savoir si proche. Je te cherchais. Je recherchais les souvenirs de tes errances quand ton âme se laissait aller à la noirceur. Je pouvais imaginer ta délectation à l’idée du trépas d’autrui. Je m’étais réveillée avec un besoin haletant, celui de te retrouver peu importe où tu serais, peu importe la perdition obscure dans laquelle tu te complairais. J’avais laissé l’instinct guider mes pas. J’avais laissé mon cœur me dire où aller comme si lui avait toujours su où te trouver. Les bois, j’aurais dû en être surprise mais nullement. Quel endroit plus propice pour un de ces massacres dont tu avais le goût. Je m’arrête net quand l’odeur ferreuse enivre mes narines. Je voudrais fermer les yeux mais ils sont grands ouverts s’arrêtant sur l’amoncellement de pièces détachées de corps vivant. Je voudrais te rappeler le cheminement jadis parcouru tandis que tu faisais preuve de plus d’humanité mais le froid de tes iris me fige sur place. Je voudrais chasser tes mots quand je rêvais de t’expliquer pourquoi j’étais partie. Un combat intérieur, une lutte pour savoir le meilleur chemin mais je ne le trouve pas. Reddition, j’avais sans doute perdu mais je ne m’avouerai vaincue qu’aux portes de la mort. « Klaus… Mon am… » Ma voix se brise dans ma gorge alors que tes mots me poignardent dans le cœur. J’avais mal de ton indifférence mais je la savais méritée. Je percevais cette douleur que je n’aurais pas voulu t’infliger. Lentement, je penche la tête de côté t’offrant mon cœur. Fière même en cet instant, je n’aurais jamais dû quitter les affres de la mort car c’est à ce monde que j’appartenais désormais. « Sous l’éclat de la lune non mais par la main de celui que j’aime plus que ma propre vie, je ne peux rêver mort plus douce. Prends cette vie, je te l’offre. Je n’en veux plus car la douleur de te savoir indifférent est pire que les tortures de la mort. Mets ta menace à exécution, je ne peux rêver fin plus parfaite que celle de sentir la vie me quitter tandis que mon sang coule en toi pour y laisser sa trace éternellement. Je n’ai pas peur Klaus. Je n’ai plus peur de la mort car la vie est bien plus douloureuse quand on perd la moitié de son cœur sous l’idiotie de laisser guider ses choix par une peur profonde. Qu’attends-tu pour mettre ta menace à exécution my love ? » Mes yeux se ferment tandis qu’une larme solitaire et silencieuse coule sur ma joue. Je ne pourrais pas vivre dans un monde où ma présence n’est que secondaire à tes yeux alors qu’aux miens, tu étais toujours le souvenir d’un amour plus profond que tous ceux que la vie pourrait encore m’offrir.
code by EXORDIUM. | imgs by tumblr


Voir le profil de l'utilisateur
avatar

Niklaus Mikaelson

Hybrid Originel
Messages : 96
Date d'inscription : 02/12/2018
Lun 14 Jan - 4:34

You will be

The death of me

Camille | Niklaus



Un poison enivrait mes sens à cette proximité à cause de son essence que rejetait la psychologue. Plus aucun doux parfum de nos âmes, seulement une encre frustrée pour créer une alchimie contradictoire menant à sa perte était présente. L'abandon était le pire sentiment que je redoutais depuis ma naissance accentuant cette paranoïa explosive. Le cœur brisé n'était pas à son triomphe puisque jadis, mon organe avait été souillé par ses épopées. Elle ? Elle avait infligé à mon monde, une faille indélébile dont personne n'était dotée de la capacité à panser ma blessure. Peut-être elle serait mon médicament à cette offense ? Certainement pas. Cette cruche avait réussi à éclater le bonheur que j'avais créé dans mon esprit pour un petit instant : l'espoir. Mais l'espoir se déguisait dans un leurre pour rendre les âmes faibles, et une perte de temps considérable.

Cette femme courageuse était prête à tout pour se faire pardonner de cette situation ombrageuse même à mourir de ma main. Quelle belle déclaration, vraiment, j'aurais pu applaudir devant ses belles prouesses de comédienne, mais la confiance n'était plus là. Elle était partie, et je ne retenais que ses actions et occultais ses vérités pour éviter sa compréhension. Brusqué et rancunier, je n'allais pas entourer son corps de mes bras pour l'excuser de tout son calvaire mental. Pourquoi retenir la négativité ? Pour ne pas oublier que même l'amour était capable des pires trahisons et que le bonheur demeurait très éphémère, alors pourquoi le vivre ? Elle souffrait actuellement comparable à la souffrance de sa disparition procédant à un vrai tourbillon chaotique. Et pourtant, je rebondissais dans la soif du massacre et de mes paroles assassines pour mieux avancer et ne pas reculer dans un passé au souvenir douloureux. Aucune compassion pour les âmes violentes à mon égard, c'était mérité comme le karma qui tournait en ma faveur.

Plus j'observais sa peine dans son regard, plus je prenais plaisir à regarder son visage d'ange. Un retournement de situation que chaque personne attendait, avec impatience, au cours de sa vie parce que les obscénités rattrapaient toujours les traversées de nos histoires. Intérieurement, je jouissais comme un garçon capricieux, mais extérieurement, ma colère grandissait à chacun de ses mots et sa voix me laissait toujours impassible. Cette femme était la messagère de ma mort à venir, et il était hors de question que la fâcheuse m'emporte dans ses regrets. Les regrets aussi étaient pour les êtres défaillants, faibles crevures dans un monde qui ne souhaitait pas d'eux. Et mon impression était que je ne voulais pas errer dans l'éclat de Camille, alors l'éloignement était la meilleure façon d'y parvenir.

Un geste rapide pour emporter son corps fracassé contre un tronc d'arbre et d'une main habile, j'arrachais son cœur, sur demande de son vœu. Ses membres se relâchèrent épousant son corps tandis que mes crocs finement aiguisés croquaient dans son cœur chaud. C'était fini et fin de la situation. Evidemment que ce film se déroulait dans mon esprit et cette facilité aurait été une lâcheté parfaite. La vue de son liquide lacrymal sur sa joue provoquait aucun sentiment séduisant, seul un rire franc de raillerie s’extirpait de mes lèvres revanchardes :

« Maintenant, tu adoptes le comportement de la vierge pleureuse ? C'est une tactique qui ne fonctionne pas avec moi. » soufflant mes mots dans mon rire en continu.

La posture droite tandis que mes mains liées derrière mon dos pour prendre un air plus condescendant contre sa personne, je dévisageais sans scrupule son visage de porcelaine :

« En réalité, je pense que la meilleure façon de mourir Camille, c'est de te laisser profiter de la vie et de jouir de ta chute. Je serais le premier spectateur, si je peux te rassurer, mais tes beaux discours laissent mon sang de glace. Alors si tu souhaites aller à un opéra pour faire sonner les cordes d'un violon, ce n'est pas le lieu d'un orchestre. Tu dois trouver autre chose, mais ma patience, elle, est très limitée. » soulignant chaque mot dans une voix assassine tandis que ma mâchoire se serra au fur et à mesure de mes dires.

Voir le profil de l'utilisateur
avatar

Camille O'Connell

Human
Messages : 245
Date d'inscription : 10/07/2018
Jeu 17 Jan - 15:01

You Will Be The Dead Of Me
La mort pouvait revêtir bien des teintes, certaines plus douces que d’autres. Aurais-je pu imaginer lors de notre rencontre que les affres de la mort qui continuaient d’hanter mon âme torturée seraient plus douces que ce que je lis sur tes traits en cet instant précis ? Qui aurait-pu prédire que la mort me semblerait une douce consolation à un monde où ton pardon me serait refusé alors que l’encre du poison mortel imprégnait ma peau alors que la douleur gagnait petit à petit mon cœur. Cette dureté que je lisais dans ton regard, cette indifférence gangrenait toute mon âme pour n’en laisse que des bribes imprégnées d’un passé heureux que nous aurions pu revivre si je ne nous avais pas refusé ce droit. L’espace d’une seconde, je ferme les yeux aspirant à la libération de cette douleur qui ne pourrait jamais me quitter. Je rêve de sentir tes crocs déchirer ma peau pour m’ôter du corps le précieux liquide rouge qui porte une vie dont je ne désire plus. Je m’étais mentie à moi-même prétendant avoir trouvé la quiétude dans mon existence. Le rappel douloureux me foudroyait le cœur en même temps qu’il m’arrachait la conscience d’un monde aux couleurs vives. Mon monde n’était plus que noirceur car j’avais conscience que mes crimes à ton encontre me seraient lourdement reprocher. Un maigre espoir survit dans les dédales de mon cœur mais tu me l’arraches comme jadis je l’ai fait avec toi. La distance entre nos deux être augmentent alors que le fossé semble se creuser. Je ne peux pas le franchir seule, je ne l’ai jamais pu. J’ai besoin que tu me tendes la main mais tu ne peux le faire car je t’ai blessé d’une manière bien plus cruelle que ne l’auraient causé tes ennemis. Ton rire glace mon sang alors que je serre mes bras autour cherchant la chaleur et le réconfort qui se dérobent. Je chasse rageusement la larme traitresse de ma joue avant de soupirer lentement. « Je n’ai jamais été une femme à utiliser de faux semblants. Je ne le peux pas avec toi, je ne suis qu’authenticité et que cela puisse produire son effet ou non, je ne jouerai jamais un rôle. Je ne le peux pas, pas avec toi… » Un aveu empli de sincérité que je regrette aussitôt prononcé car je sais que je ne peux t’émouvoir. Le sentimentalisme ne peut t’atteindre. Je pourrais employer la colère mais quel sentiment illégitime quand tu es le seul qui puisse en vouloir à l’autre.

Ta droiture me terrorise. Je ne peux pas soutenir ton regard. Tes mots sont comme des lames de rasoirs bien affutées et je frémis de tout mon être. Un rire cristallin franchit mes lèvres à tes mots. Tu crois que je suis réellement revenue de cet enfer. Je ne l’ai oublié que l’espace d’une nuit alors que mes rêveries sont hantées de cauchemars dictés par ce traumatisme dont je ne semble pas vouloir guérir. Le mal creuse un gouffre dans mon cœur arrachant la peur de lumière à laquelle je me raccrochais. « Penses-tu que j’ai besoin de toi pour m’infliger la mort ? Penses-tu que je ne puisse pas y parvenir seule ? Tu veux m’infliger la douleur de la vie mais je peux encore décider de mettre fin à cette spirale de douleur qui persécute mon âme. Tu attends ma chute. Mais tu es trop lâche pour la provoquer. Tu es trop lâche pour m’arracher la gorge mais surtout pour admettre que tu ne le pourrais pas malgré tous tes beaux discours. » Je ne devrais pas chercher à te provoquer. Je ne devrais pas te mettre au défi de mettre ta menace à exécution. Mais si tu veux m’offrir ton indifférence, je ne peux y survivre. Je prétends pouvoir m’ôter la vie mais je suis trop lâche pour le faire. Je ne veux pas d’une mort qui ne symbolise pas ma réalité, celle de notre amour. Tu n’as pas la patience d’attendre mes explications. Tu prétends ne pas les vouloir mais je veux que tu les entendes. « Tu penses que je t’ai abandonné ? Tu penses que j’ai reproduit le cycle perpétuel de ta vie ? Je peux lire en toi Niklaus. Je peux voir le petit garçon apeuré qui réclamait l’amour de son père. Je t’ai sauvé de la destruction que je nous aurais imposé. Je t’ai sauvé de la noirceur qui avait rongé mon cœur et ne m’a jamais quittée. Je n’aurais pas pu nous sauver tous les deux. J’aurais précipité notre perte. » J’en étais tellement convaincue que je n’avais pas réussi à faire preuve de courage. Je n’avais pas pu me battre et combattre mes démons. Ils avaient gagné et ils m’avaient détruite. J’étais totalement brisée et je ne rêvais plus depuis longtemps que mes blessures se soignent. Je m’étais refusée ce droit en fuyant. « Tu ne peux pas comprendre. Je ne suis jamais revenue de cet enfer, mon âme y est toujours enfermée, gardée en otage attendant que je retourne à ce monde auquel j’appartiens. Rien ne peut me sauver sauf ce que tu te refuses à me donner. » Je n’attendais qu’une chose : la libération.
code by EXORDIUM. | imgs by tumblr


Voir le profil de l'utilisateur
avatar

Niklaus Mikaelson

Hybrid Originel
Messages : 96
Date d'inscription : 02/12/2018
Ven 18 Jan - 7:25

You will be

The death of me

Camille | Niklaus



Son requiem était digne d'une cérémonie pour atteindre les particules de l'âme dans un monde paradoxal. Le jeu de cartes à l'odeur de la sensibilité commençait à tirer ma haine dans sa profondeur ressentant toutes ses présentations. Je pouvais ressentir son principe autant mentalement que physiquement, elle était complémentaire avec la blessure infligée de ses actes. Étais-je égoïste pour ne pas accepter de comprendre son cheminement et de me montrer si entêté dans mes démons qui concernaient sa silhouette féline ? Évidemment, la réponse était positive. En aucun cas, je souhaitais voir sa douleur qui dévorait ses entrailles alors la facette de l'indifférence était plus adéquate face à cette situation dérangeante. Il était difficile de baisser les armes et se plier à cœur ouvert pour buire qu'elle avait soustrait sa présence à mes côtés. Tout doucement, les brides des souvenirs dans ce bar envahissaient mon esprit, une nouvelle fois, comme-ci il laissait entrer, de nouveau, l'éclat de sa pureté. Je devais livrer combat contre mon esprit alors que mon organe vital commençait à se peindre de ses véritables couleurs à la suite de ses dires.

Camille était très perspicace dans sa franchise loyale, fidèle à la première rencontre fructueuse devant ce tableau symbolique dans les rues de la ville lumière. Un artiste et deux spectateurs échangeant sur le miroir transparent d'un visage sombre et lumineux annonçait, avec le temps, une parfaite alchimie mentale. Elle avait su attiser ma curiosité sans entrevoir sa beauté à la chevelure d'ange, ce n'était pas physique, la notation ne pouvait pas rivaliser avec l'invisible palpable de nos deux âmes. Elle était plus que cela, elle était l'entité adverse contre mes flammes tremblantes de peur. Mon cœur était tempête et vent aux flots instables soudainement et mon regard vacillait pointant ma décontenance quand je comprenais ses premières paroles. Se tuer elle-même ? Mais à quel jeu de chantage jouait-elle ? Pourquoi ma haine interprétait toutes ses paroles dans des conclusions hâtives improbables alors que leurs sens étaient plus chaotiques ? Petit à petit, mon silence plombait cette atmosphère qui annonçait une rébellion des sentiments traduisant un point déstabilisé. L'astre fléchissait, mais il n'était rien sans elle, pourquoi le nier ? La rancune de sa disparition et la sensation d'avoir été un jouet sexuel pour combler son âme qui renaissait à coups de reins. La paranoïa avait possédé totalement mon corps et mes expressions ainsi que de multiples questions sans réponses stagnant pendant tout ce temps. Quelle douloureuse torture pour un être qui avait su saisir les joies d'un bonheur retrouvé. Tout était éphémère véritablement même dans l'immortalité, j'aurais dû écouter mes démons et ne jamais prendre le bonheur, il finissait par s'échapper sur ma traversée.      

Toujours cette facilité d'un don pour décrypter mes pensées dans sa totale véracité d'une psychologue personnelle attitrée même après nos aventures loin de l'autre. Et il suffisait encore d'un seul mot de sa part pour sentir mon cœur s'étirer hors de ma poitrine. Elle avait totalement raison, et ma haine disparaissait pour laisser place à cette faiblesse ou cette force : le pouvoir du sang. Je relevais brusquement mes iris dans ses yeux et d'un mouvement rapidement, je saisissais son col pour le plaquer contre le mien pendant que ma mâchoire tremblait en observant sa carotide. Si je n'usais pas de la parole peut-être, devrais-je lui montrer autrement pour ne pas voir dans mon discours une once de faiblesse face à elle ? Sans ménagement, mes crocs retroussés épousaient la peau de son cou dans une morsure brusque récoltant assez de son sang pour tomber dans les bras de Morphée, inconsciente. Néanmoins, pendant la traversée de son liquide rougeâtre dans ma gorge essoufflée de son sang, je pouvais lui parler à ma guise, cette fois-ci.

Le son de ma voix s'immisçait doucement dans son esprit :

« As-tu choisi la seconde option, car l’idée de me vider de mon sang et me perdre t’est insupportable, car tu tiens toujours à moi ?» empruntant ses mots jadis cités lors de nos retrouvailles à ce jeu de questions. Ma voix résonnait comme un doux écho dans son subconscient tambourinant parfois son voile crânien.

Le ton de voix confiant, assumant chacun de mes mots pour une belle mise à nue que j’espérais positive :  

« Je dépose mes doutes et mes blessures sur le creux de ton cou parce que je demeure confus de tes paroles touchantes. Brutalité, orgueil, paranoïa sont les mots qui caractérisent l'être que je suis et que je continuerais à devenir. Le changement ne me semble pas être le meilleur état d'esprit, mais l'avancée, elle, une évolution au fond de mon âme blessée par tes actes. Évidemment, que la mort ne sera pas de ma main parce que je me refuse de te voir mourir dans mes bras, une nouvelle fois. Je t'emporterais toujours avec moi peu importe les épopées d'un ascenseur émotionnel, ensemble. Si j'avais su que l'abandon serait à son apogée lorsque tu es partie de ce bar comme une voleuse inconsciente, j'aurais fait exactement les mêmes choses. Je ne regrette en rien les événements et le goût délicat de ta peau dont le manque creusait ma poitrine. Les mots ont fui avec ma lâcheté que je préfère souffler dans ton corps inerte, je n'oublie rien de tous mes souvenirs parce que tu es la seule à rendre mon organe coloré. Ta présence n'éteint pas que mes démons, tu es là parce que j'ai besoin de toi, et j'aimerais pouvoir te comprendre sans avoir ma haine entravée mes propos à ton égard. Je ne laisserais pas le vent emporté tout, je ne te laisserais plus partir parce que mes sentiments n'ont pas changé et que le mot singulier je t'aime est toujours d'actualité. Alors pardonne-moi, mon indélicatesse de ma morsure, mais mon côté sentimental n'a jamais été une de mes facettes. J'ai froid dans ton être et j'aimerais réchauffer, apaiser, tes maux Camille O'Connell. Aimer n'est pas un jeu d'enfant, aimer n'est qu'une spirale douloureuse dont je suis prêt à prendre le risque. »

Son corps restait dans mes bras où l'odeur de sang titillait mes nerfs, et pourtant, je décidais de ne pas imaginer son réveil, paniquée, seule, sans repaire. J'usais de ma vitesse vampirique pour l'amener hors de la forêt portant son corps comme dans un souvenir mémorable. Une fois arrivée au manoir Mikaelson, je déposais sa silhouette sur le canapé prenant le soin de revêtir une couverture jusqu'à ses épaules et d'allumer un feu de cheminée en attendant un signe de sa part. Les danses enflammées du bois crépitant noyèrent mon regard bleuté et dont j'espèrais une meilleure confrontation ou une altercation.  

Voir le profil de l'utilisateur
avatar

Camille O'Connell

Human
Messages : 245
Date d'inscription : 10/07/2018
Hier à 22:14

You Will Be The Dead Of Me
Mon cœur battait avec une frénésie proche de l’implosion. Je redoutais qu’il ne me lâche avant même que la mort libératrice ne vienne de ta main. Je le craignais car la pression dans ma cage thoracique ne faisait que grandir tant je me savais au port du gouffre. Je redoutais de sombrer dans un abysse sans fin si tu devais disparaître en cet instant précis. Ce serait la mort la plus douloureuse car mon âme se flétrirait au fur et à mesure que l’espoir s’évanouirait. Il m’était intolérable d’imaginer qu’à nouveau, nos chemins ne se séparent. Je ne pourrais y survivre alors l’ultime chose que je pouvais aspirer était que la mort vienne de celui qui m’avait donné un avant-goût de la jouissance de me sentir vivante. Dans un moment de perdition, j’avais retrouvé du sens à mon existence et je voulais qu’il me l’arrache car il me semblait irrémédiablement refusé. C’était une torture marquée au fer rouge sur ma peau, de manière invisible aux yeux d’un inexpérimenté de l’amour et de ses affres. La pression sur mes épaules étaient insoutenables alors que le stress grandit de secondes en secondes. Lorsque la douleur irradie dans mon être, je ne peux retenir un soupir de soulagement. Je ferme les yeux attendant que le dernier souffle de vie ne franchisse mes lèvres. Le souffle me manque. Mon cœur bat de manière insoutenable et douloureuse. J’ai l’impression que je la libération tarde à venir. Mes yeux s’ouvrent pour admirer tes traits un dernier instant avant qu’ils ne se ferment malgré moi et que mon corps ne tombe inerte dans tes bras.

Mon esprit est pris au piège d’une brume où je ne peux discerner si je baigne dans la quiétude d’une mort proche ou dans un doux songe aux couleurs particulières. Des bribes de la réalité viennent titiller mon esprit confus. L’apaisement prend une nouvelle lueur, celle d’une vérité bien trop douce pour être réelle. Je sens le poids me quitter progressivement alors que la mélodie de ta voix me susurre des mots empreints d’une nostalgie et porteur d’un espoir proche de l’euphorie. Mon cœur s’emballe dans ma poitrine à la perspective de me laisser enivrer par un alcool plus doux que tous les élixirs. Je plane si haut dans les volutes du ciel que j’ai peur de ne jamais parvenir à toucher la terre à nouveau. Je laisse mon esprit s’évader sous les chimères évoquées par la confiance que tu insuffles comme un souffle de vie entre mes lèvres. Le désespoir me saisit pour nimber mon corps d’un froid à glacer le sang du plus ardent des êtres humains. La douleur de ton aveu m’inflige une blessure plus sanglante que toutes les morsures qu’il te plairait de m’infliger. Le poison sème le doute en moi sur la pureté de mes intentions, de mon amour. Je suis un monstre pour avoir osé te faire croire en moi pour ensuite t’abandonner avec bien plus de cruauté que ne l’aurait fait un être sans cœur. La culpabilité noie mon sang et prend racine jusque dans les profondeurs de mon être.

Lentement mes yeux s’ouvrent pour appréhender ce changement de décor. Mes yeux scrutent chaque détail qui m’entoure alors que je me souviens du plaisir des moments passés entre ces murs. Un souvenir me revient, celui d’un premier baiser qui a scellé mon destin. Je me souviens de mon corps reposant sur un des lits de cette demeure alors qu’un dernier souffle de vie s’accrochait à mon corps. Tout me revient et me percute à la fois doux bonheur et cruelle réminiscence. J’ai l’impression de rêver ou d’être prise au piège. Je me souviens soudainement ce qui s’est passé juste avant que la conscience ne me soit enlevée et je me redresse vivement. Je te cherche autour de moi alors que je t’appelle avec un désespoir palpable. « Klaus. » La couverture tombe au sol alors que mon regard apeuré se fixe sur toi, le soulagement me gagne. Ma lèvre tremble malgré moi alors que la douleur me saisit à la gorge. Je peine à trouver mon souffle posant la main sur ma gorge couverte de sang séché. Je me mords la lèvre pour ne pas émettre le moindre son luttant pour retrouver mes esprits qui semblent se dérober à moi. Lentement, le voile se soulève. « Tu m’as mordue mais tu ne m’as pas tuée. Tu aurais pu m’abandonner dans ces bois mais tu m’as ramené ici. Pourquoi ? » La douleur me vrille la tête et je me passe nerveusement la main dans les cheveux. Je suis perdue ne sachant pas comment me sortir de ce pétrin dans lequel je me suis enlisée par mes propres moyens.

Je tombe à genoux face à toi non pas car je ne possède plus la force de me tenir face à toi mais par choix. Je te regarde avec une douleur accentuée par la faiblesse de mon corps meurtri par ta morsure. Je baisse la tête honteuse alors que je ne me sens même pas le droit de scruter tes yeux qui réchaufferaient mon cœur. « Pardonne-moi pour mes erreurs de jugement. Mes errances m’ont menée sur un chemin loin de toi où la douleur que je t’ai infligée me l’a été au centuple. Je nous ai blessés et peut-être même détruits. Je t’ai abandonné alors que je voulais tenir ta main pour te guider. Je ne suis pas digne de ton pardon mais… » Ma voix se brise. Je peine à poursuivre quand tout en moi se révulse. Je pose mes mains tremblantes sur tes genoux mais je me rends compte que jamais je ne pourrai mériter ton pardon. Être avec toi m’est impossible car je me refuse d’à nouveau risquer t’infliger pareille douleur. Je me fais violence pour terminer. « Fais de moi ton esclave. Je ferai tout ce que tu désires pour avoir la moindre chance d’obtenir un jour ton pardon. » Je lève lentement les yeux vers toi alors qu’une supplique silencieuse t’est adressée espérant que tu pourras délaisser ce masque froid. J’ai besoin de sentir que je n’ai pas tout brisé. Je veux croire qu’il me reste encore un mince espoir sinon je ne sais pas comment je pourrai aller de l’avant. « Niklaus, jamais être n’a pu capturer mon cœur aussi certainement que toi. J’ai eu tellement peur que j’aie cru que c’était le seul choix qui s’imposait à moi. Je sais mon erreur mais pourras-tu m’accorder la paix ? Je vis dans une perpétuelle douleur que je ne sais comment la gérer. Elle m'empoisonne. Elle me domine. Je ne sais plus vivre. Apprends-moi ou tue-moi car je ne supporte plus cette existence. »
code by EXORDIUM. | imgs by tumblr


Voir le profil de l'utilisateur

Contenu sponsorisé

Page 1 sur 1
Sujets similaires
-
» Camille Chalmers rejette le DNSCRP comme un instrument de politique Néo-libérale
» Version N°15 : Bang bang you're dead !
» Camille Silvan [Pouffy]
» répartition camille
» Segment Triple H , Undertaker , Dead Game !

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
Sauter vers: