AccueilCalendrierFAQRechercherMembresGroupesS'enregistrerConnexion
De nombreux personnages importants sont toujours disponibles ! PV et scénarios sont attendus, n'hésitez pas !
L'évènement marché de noël est en cours. Le dénouement de l'intrigue : Le chaos vient de commencer.

Partagez|

You Will Be The Dead Of Me | Camille.

Niklaus Mikaelson

Niklaus Mikaelson

Hybrid Originel
Messages : 125
Date d'inscription : 02/12/2018
Jeu 10 Jan - 6:38

       
« La faute était un poison rongeant nos entrailles pour l'éternité »
Camille & Niklaus
       


       
- YOU WILL BE DEAD OF ME -

       
Le marché de Noel avait été une distraction alléchante truffée de rebondissements et d'anciens visages d'un passé indélébile. Insondables étaient mes pensées depuis la déroutante apparition d'un abysse portant l’identité de Camille O'Connell. En effet, la psychologue avait subtilement créé une étonnante disparition lors de nos retrouvailles quelques années avant. Après un contact charnel retrouvé, la psychologue jouissait de ses mauvaises prouesses pour une distance déroutante où seul, un morceau de serviette trompait cette situation contradictoire. Abandonné, une nouvelle fois, elle avait suscité l'indomptable haine pour sa personne pendant des années et ma préférence aurait été de la voir morte pour toujours. C'était comme-ci le bonheur échappait à mon épée de Damoclès de ce court moment si enivrant et riche en émotions pour une danse méprisante. Je détestais Camille autant que j'éprouvais des sentiments profonds préférant me réfugier dans les ténèbres dont la lumière n'existait plus. Je me refusais toute clarté, toutes bonnes résolutions, toute bienfaisance même pour ma famille. Blessé profondément, le goût amer de ses baisers était devenu amer et sa peau un simple voile répugnant à l'odeur de mort.

Si elle comptait sauver son âme en venant à Mystic Falls, elle se fourvoyait, elle n'était qu'une poussière dans un éternel tourbillon, une ennemie aussi à enterrer et à s'esclaffer de sa chute. L'ange deviendrait-il problématique ? Errant dans les coins les plus infâmes de ma terre de naissance pour s'adonner à ma frénésie habituelle : l'assassinat, je sentais la fierté de mes actes embellir mon visage impassible. Quelques cadavres pourrissaient de leur sang chaud où l'herbe prenait une couleur d'un jaune paille brûlé, et dont les membres démembrés se courbaient comme des jouets traînant sur le sol. L'intention d'enflammer la chair pour humer l'essence enflammée était mon prochain but et d'entendre crépiter à chaque seconde, les craquements de peau. Néanmoins, cette pensée funeste était de courte durée puisqu'un témoin osait me déranger dans mon œuvre. J'imaginais déjà récolter la cendre de ses pourritures pour peaufiner un tableau en cours de réalisation. Quelle tristesse pour un artiste.  

Une silhouette dans l'ombre absolue, un froncement de regard pour tenter de dessiner sa forme avant de conclure l’indélicatesse de la psychologue. Que diable, venait-elle encore interrompre ma traversée ? Un fort grognement s'échappait de ma gorge annonçant une rencontre tumultueuse tandis que l'humeur massacrante imprégnait mon corps tout entier. Elle risquait de voir une de mes facettes qu'elle méprisait le plus : mon indifférence à sa présence. J'entendais déjà gronder de sa voix moralisatrice ses sermons contre mes actes commis prouvant que je demeurais éternellement le monstre de mon architecture.

Je ne m'attardais pas à voir son adorable minois s'éclaircir sous la lumière de la lune astrale pour user de ma vitesse vampirique. Je brisais la distance essuyant d'un revers de paume ma bouche savourant encore le sang bouillant, j'arquais un sourcil et rétorquais sans une once d'un sentiment particulier cinglant mes dires :

« Ma prochaine victime. N'est-ce pas fantastique de mourir sous l'éclat de la lune, Love ? Ou peut-être devrais-je ne pas accorder à ta personne une once de paroles et égorger ta carotide en guise d'un souvenir douloureux sans un mot ? » peaufinant d'un  léger rire psychédélique.
 

       
(c) crackle bones

       
Voir le profil de l'utilisateur
Camille O'Connell

Camille O'Connell

Human
Messages : 270
Date d'inscription : 10/07/2018
Jeu 10 Jan - 12:20

You Will Be The Dead Of Me
Une image hantait mon esprit depuis mon excursion au marché de Noël. J’avais eu envie de profiter pleinement de ce moment magique mais mon âme m’envoyait depuis lors inlassablement des souvenirs de ce que j’avais eu la chance de goûter une fois dans ma vie. L’amour était le poison qui coulait dans mes veines pour faire naître le désir absolu de m’y perdre à nouveau. Après mon retour à la vie, la perdition de mon âme était absolue. J’avais tenté de le nier mais je ne m’étais sentie réellement revenue à la vie que ce soir là dans ce bar. Je n’avais pris conscience du flot vital bouillonnant dans mon être tout entier qu’à cet instant précis. Pourquoi m’étais-je arrachée à ma seule source de joie ? La question m’avait poursuivie de ses assauts inlassables alors que je poursuivais mon chemin mettant entre toit et moi le plus de distance possible. J’étais terrorisée, brisée par dix années de souffrance, meurtrie par une solitude à la noirceur profonde qui avait tenu mon âme en otage. Je ne savais plus qui j’étais. Je m’étais perdue dans les flots sacrés de la mort. Je savais que j’aurais pu me retrouver dans tes bras mais j’avais eu peur de m’y perdre. J’avais redouté de renoncer à mes rêves, mes aspirations qui avaient représenté la lueur d’espoir dans le néant où j’étais baignée. Les regrets prenaient un goût d’amertume et la mort m’avait retourné le cerveau en faisant miroiter une autre vie, loin des affres de la douleur si seulement j’avais quitté la Nouvelle Orléans et que jamais Davina n’avait rallumé les souvenirs éteints par tes soins. Je m’étais imaginée normale et humaine mais surtout toujours vivante. Me faire regretter le crime le plus doux de mon existence avait été la sentence la plus terrible de la grande faucheuse. J’avais lutté inlassablement contre cette pensée mais ce soir là dans le bar, après la félicité, j’avais imaginé la condamnation de notre amour.

Je m’étais laissée duper car tandis que je reprenais possession de mon existence, mon cœur se perdait dans la langueur d’à nouveau ressentir cet élan porteur de vie. La peur m’avait dominée et je l’avais regretté amèrement. Te revoir m’avait apporté cette certitude, je m’étais trompée. J’avais eu tort de fuir mais surtout de ne jamais revenir vers toi alors que je le désirais si ardemment. Tu n’étais pas le genre de personnes que l’on puisse trahir et j’avais eu peur de me faire condamner comme tous les autres. Sans ce presque face à face impromptu, sans doute, aurais-je continué à laisser la peur me dicter mon chemin. Mais je ne pouvais ignorer ces battements frénétiques qui m’habitaient rien qu’à l’idée de te savoir si proche. Je te cherchais. Je recherchais les souvenirs de tes errances quand ton âme se laissait aller à la noirceur. Je pouvais imaginer ta délectation à l’idée du trépas d’autrui. Je m’étais réveillée avec un besoin haletant, celui de te retrouver peu importe où tu serais, peu importe la perdition obscure dans laquelle tu te complairais. J’avais laissé l’instinct guider mes pas. J’avais laissé mon cœur me dire où aller comme si lui avait toujours su où te trouver. Les bois, j’aurais dû en être surprise mais nullement. Quel endroit plus propice pour un de ces massacres dont tu avais le goût. Je m’arrête net quand l’odeur ferreuse enivre mes narines. Je voudrais fermer les yeux mais ils sont grands ouverts s’arrêtant sur l’amoncellement de pièces détachées de corps vivant. Je voudrais te rappeler le cheminement jadis parcouru tandis que tu faisais preuve de plus d’humanité mais le froid de tes iris me fige sur place. Je voudrais chasser tes mots quand je rêvais de t’expliquer pourquoi j’étais partie. Un combat intérieur, une lutte pour savoir le meilleur chemin mais je ne le trouve pas. Reddition, j’avais sans doute perdu mais je ne m’avouerai vaincue qu’aux portes de la mort. « Klaus… Mon am… » Ma voix se brise dans ma gorge alors que tes mots me poignardent dans le cœur. J’avais mal de ton indifférence mais je la savais méritée. Je percevais cette douleur que je n’aurais pas voulu t’infliger. Lentement, je penche la tête de côté t’offrant mon cœur. Fière même en cet instant, je n’aurais jamais dû quitter les affres de la mort car c’est à ce monde que j’appartenais désormais. « Sous l’éclat de la lune non mais par la main de celui que j’aime plus que ma propre vie, je ne peux rêver mort plus douce. Prends cette vie, je te l’offre. Je n’en veux plus car la douleur de te savoir indifférent est pire que les tortures de la mort. Mets ta menace à exécution, je ne peux rêver fin plus parfaite que celle de sentir la vie me quitter tandis que mon sang coule en toi pour y laisser sa trace éternellement. Je n’ai pas peur Klaus. Je n’ai plus peur de la mort car la vie est bien plus douloureuse quand on perd la moitié de son cœur sous l’idiotie de laisser guider ses choix par une peur profonde. Qu’attends-tu pour mettre ta menace à exécution my love ? » Mes yeux se ferment tandis qu’une larme solitaire et silencieuse coule sur ma joue. Je ne pourrais pas vivre dans un monde où ma présence n’est que secondaire à tes yeux alors qu’aux miens, tu étais toujours le souvenir d’un amour plus profond que tous ceux que la vie pourrait encore m’offrir.
code by EXORDIUM. | imgs by tumblr


Voir le profil de l'utilisateur
Niklaus Mikaelson

Niklaus Mikaelson

Hybrid Originel
Messages : 125
Date d'inscription : 02/12/2018
Lun 14 Jan - 4:34

       
« La faute était un poison rongeant nos entrailles pour l'éternité »
Camille & Niklaus
       


       
- YOU WILL BE DEAD OF ME -

       
Un poison enivrait mes sens à cette proximité à cause de son essence que rejetait la psychologue. Plus aucun doux parfum de nos âmes, seulement une encre frustrée pour créer une alchimie contradictoire menant à sa perte était présente. L'abandon était le pire sentiment que je redoutais depuis ma naissance accentuant cette paranoïa explosive. Le cœur brisé n'était pas à son triomphe puisque jadis, mon organe avait été souillé par ses épopées. Elle ? Elle avait infligé à mon monde, une faille indélébile dont personne n'était dotée de la capacité à panser ma blessure. Peut-être elle serait mon médicament à cette offense ? Certainement pas. Cette cruche avait réussi à éclater le bonheur que j'avais créé dans mon esprit pour un petit instant : l'espoir. Mais l'espoir se déguisait dans un leurre pour rendre les âmes faibles, et une perte de temps considérable.  

 
Cette femme courageuse était prête à tout pour se faire pardonner de cette situation ombrageuse même à mourir de ma main. Quelle belle déclaration, vraiment, j'aurais pu applaudir devant ses belles prouesses de comédienne, mais la confiance n'était plus là. Elle était partie, et je ne retenais que ses actions et occultais ses vérités pour éviter sa compréhension. Brusqué et rancunier, je n'allais pas entourer son corps de mes bras pour l'excuser de tout son calvaire mental. Pourquoi retenir la négativité ? Pour ne pas oublier que même l'amour était capable des pires trahisons et que le bonheur demeurait très éphémère, alors pourquoi le vivre ? Elle souffrait actuellement comparable à la souffrance de sa disparition procédant à un vrai tourbillon chaotique. Et pourtant, je rebondissais dans la soif du massacre et de mes paroles assassines pour mieux avancer et ne pas reculer dans un passé au souvenir douloureux. Aucune compassion pour les âmes violentes à mon égard, c'était mérité comme le karma qui tournait en ma faveur.

 
Plus j'observais sa peine dans son regard, plus je prenais plaisir à regarder son visage d'ange. Un retournement de situation que chaque personne attendait, avec impatience, au cours de sa vie parce que les obscénités rattrapaient toujours les traversées de nos histoires. Intérieurement, je jouissais comme un garçon capricieux, mais extérieurement, ma colère grandissait à chacun de ses mots et sa voix me laissait toujours impassible. Cette femme était la messagère de ma mort à venir, et il était hors de question que la fâcheuse m'emporte dans ses regrets. Les regrets aussi étaient pour les êtres défaillants, faibles crevures dans un monde qui ne souhaitait pas d'eux. Et mon impression était que je ne voulais pas errer dans l'éclat de Camille, alors l'éloignement était la meilleure façon d'y parvenir.

 
Un geste rapide pour emporter son corps fracassé contre un tronc d'arbre et d'une main habile, j'arrachais son cœur, sur demande de son vœu. Ses membres se relâchèrent épousant son corps tandis que mes crocs finement aiguisés croquaient dans son cœur chaud. C'était fini et fin de la situation. Evidemment que ce film se déroulait dans mon esprit et cette facilité aurait été une lâcheté parfaite. La vue de son liquide lacrymal sur sa joue provoquait aucun sentiment séduisant, seul un rire franc de raillerie s’extirpait de mes lèvres revanchardes :

« Maintenant, tu adoptes le comportement de la vierge pleureuse ? C'est une tactique qui ne fonctionne pas avec moi. » soufflant mes mots dans mon rire en continu.

La posture droite tandis que mes mains liées derrière mon dos pour prendre un air plus condescendant contre sa personne, je dévisageais sans scrupule son visage de porcelaine :

« En réalité, je pense que la meilleure façon de mourir Camille, c'est de te laisser profiter de la vie et de jouir de ta chute. Je serais le premier spectateur, si je peux te rassurer, mais tes beaux discours laissent mon sang de glace. Alors si tu souhaites aller à un opéra pour faire sonner les cordes d'un violon, ce n'est pas le lieu d'un orchestre. Tu dois trouver autre chose, mais ma patience, elle, est très limitée. » soulignant chaque mot dans une voix assassine tandis que ma mâchoire se serra au fur et à mesure de mes dires.

 

       
(c) crackle bones

       
Voir le profil de l'utilisateur
Camille O'Connell

Camille O'Connell

Human
Messages : 270
Date d'inscription : 10/07/2018
Jeu 17 Jan - 15:01

You Will Be The Dead Of Me
La mort pouvait revêtir bien des teintes, certaines plus douces que d’autres. Aurais-je pu imaginer lors de notre rencontre que les affres de la mort qui continuaient d’hanter mon âme torturée seraient plus douces que ce que je lis sur tes traits en cet instant précis ? Qui aurait-pu prédire que la mort me semblerait une douce consolation à un monde où ton pardon me serait refusé alors que l’encre du poison mortel imprégnait ma peau alors que la douleur gagnait petit à petit mon cœur. Cette dureté que je lisais dans ton regard, cette indifférence gangrenait toute mon âme pour n’en laisse que des bribes imprégnées d’un passé heureux que nous aurions pu revivre si je ne nous avais pas refusé ce droit. L’espace d’une seconde, je ferme les yeux aspirant à la libération de cette douleur qui ne pourrait jamais me quitter. Je rêve de sentir tes crocs déchirer ma peau pour m’ôter du corps le précieux liquide rouge qui porte une vie dont je ne désire plus. Je m’étais mentie à moi-même prétendant avoir trouvé la quiétude dans mon existence. Le rappel douloureux me foudroyait le cœur en même temps qu’il m’arrachait la conscience d’un monde aux couleurs vives. Mon monde n’était plus que noirceur car j’avais conscience que mes crimes à ton encontre me seraient lourdement reprocher. Un maigre espoir survit dans les dédales de mon cœur mais tu me l’arraches comme jadis je l’ai fait avec toi. La distance entre nos deux être augmentent alors que le fossé semble se creuser. Je ne peux pas le franchir seule, je ne l’ai jamais pu. J’ai besoin que tu me tendes la main mais tu ne peux le faire car je t’ai blessé d’une manière bien plus cruelle que ne l’auraient causé tes ennemis. Ton rire glace mon sang alors que je serre mes bras autour cherchant la chaleur et le réconfort qui se dérobent. Je chasse rageusement la larme traitresse de ma joue avant de soupirer lentement. « Je n’ai jamais été une femme à utiliser de faux semblants. Je ne le peux pas avec toi, je ne suis qu’authenticité et que cela puisse produire son effet ou non, je ne jouerai jamais un rôle. Je ne le peux pas, pas avec toi… » Un aveu empli de sincérité que je regrette aussitôt prononcé car je sais que je ne peux t’émouvoir. Le sentimentalisme ne peut t’atteindre. Je pourrais employer la colère mais quel sentiment illégitime quand tu es le seul qui puisse en vouloir à l’autre.

Ta droiture me terrorise. Je ne peux pas soutenir ton regard. Tes mots sont comme des lames de rasoirs bien affutées et je frémis de tout mon être. Un rire cristallin franchit mes lèvres à tes mots. Tu crois que je suis réellement revenue de cet enfer. Je ne l’ai oublié que l’espace d’une nuit alors que mes rêveries sont hantées de cauchemars dictés par ce traumatisme dont je ne semble pas vouloir guérir. Le mal creuse un gouffre dans mon cœur arrachant la peur de lumière à laquelle je me raccrochais. « Penses-tu que j’ai besoin de toi pour m’infliger la mort ? Penses-tu que je ne puisse pas y parvenir seule ? Tu veux m’infliger la douleur de la vie mais je peux encore décider de mettre fin à cette spirale de douleur qui persécute mon âme. Tu attends ma chute. Mais tu es trop lâche pour la provoquer. Tu es trop lâche pour m’arracher la gorge mais surtout pour admettre que tu ne le pourrais pas malgré tous tes beaux discours. » Je ne devrais pas chercher à te provoquer. Je ne devrais pas te mettre au défi de mettre ta menace à exécution. Mais si tu veux m’offrir ton indifférence, je ne peux y survivre. Je prétends pouvoir m’ôter la vie mais je suis trop lâche pour le faire. Je ne veux pas d’une mort qui ne symbolise pas ma réalité, celle de notre amour. Tu n’as pas la patience d’attendre mes explications. Tu prétends ne pas les vouloir mais je veux que tu les entendes. « Tu penses que je t’ai abandonné ? Tu penses que j’ai reproduit le cycle perpétuel de ta vie ? Je peux lire en toi Niklaus. Je peux voir le petit garçon apeuré qui réclamait l’amour de son père. Je t’ai sauvé de la destruction que je nous aurais imposé. Je t’ai sauvé de la noirceur qui avait rongé mon cœur et ne m’a jamais quittée. Je n’aurais pas pu nous sauver tous les deux. J’aurais précipité notre perte. » J’en étais tellement convaincue que je n’avais pas réussi à faire preuve de courage. Je n’avais pas pu me battre et combattre mes démons. Ils avaient gagné et ils m’avaient détruite. J’étais totalement brisée et je ne rêvais plus depuis longtemps que mes blessures se soignent. Je m’étais refusée ce droit en fuyant. « Tu ne peux pas comprendre. Je ne suis jamais revenue de cet enfer, mon âme y est toujours enfermée, gardée en otage attendant que je retourne à ce monde auquel j’appartiens. Rien ne peut me sauver sauf ce que tu te refuses à me donner. » Je n’attendais qu’une chose : la libération.
code by EXORDIUM. | imgs by tumblr


Voir le profil de l'utilisateur
Niklaus Mikaelson

Niklaus Mikaelson

Hybrid Originel
Messages : 125
Date d'inscription : 02/12/2018
Ven 18 Jan - 7:25

       
« La faute était un poison rongeant nos entrailles pour l'éternité »

Camille & Niklaus
       


       
- YOU WILL BE DEAD OF ME -

       
Son requiem était digne d'une cérémonie pour atteindre les particules de l'âme dans un monde paradoxal. Le jeu de cartes à l'odeur de la sensibilité commençait à tirer ma haine dans sa profondeur ressentant toutes ses présentations. Je pouvais ressentir son principe autant mentalement que physiquement, elle était complémentaire avec la blessure infligée de ses actes. Étais-je égoïste pour ne pas accepter de comprendre son cheminement et de me montrer si entêté dans mes démons qui concernaient sa silhouette féline ? Évidemment, la réponse était positive. En aucun cas, je souhaitais voir sa douleur qui dévorait ses entrailles alors la facette de l'indifférence était plus adéquate face à cette situation dérangeante. Il était difficile de baisser les armes et se plier à cœur ouvert pour buire qu'elle avait soustrait sa présence à mes côtés. Tout doucement, les brides des souvenirs dans ce bar envahissaient mon esprit, une nouvelle fois, comme-ci il laissait entrer, de nouveau, l'éclat de sa pureté. Je devais livrer combat contre mon esprit alors que mon organe vital commençait à se peindre de ses véritables couleurs à la suite de ses dires.

Camille était très perspicace dans sa franchise loyale, fidèle à la première rencontre fructueuse devant ce tableau symbolique dans les rues de la ville lumière. Un artiste et deux spectateurs échangeant sur le miroir transparent d'un visage sombre et lumineux annonçait, avec le temps, une parfaite alchimie mentale. Elle avait su attiser ma curiosité sans entrevoir sa beauté à la chevelure d'ange, ce n'était pas physique, la notation ne pouvait pas rivaliser avec l'invisible palpable de nos deux âmes. Elle était plus que cela, elle était l'entité adverse contre mes flammes tremblantes de peur. Mon cœur était tempête et vent aux flots instables soudainement et mon regard vacillait pointant ma décontenance quand je comprenais ses premières paroles. Se tuer elle-même ? Mais à quel jeu de chantage jouait-elle ? Pourquoi ma haine interprétait toutes ses paroles dans des conclusions hâtives improbables alors que leurs sens étaient plus chaotiques ? Petit à petit, mon silence plombait cette atmosphère qui annonçait une rébellion des sentiments traduisant un point déstabilisé. L'astre fléchissait, mais il n'était rien sans elle, pourquoi le nier ? La rancune de sa disparition et la sensation d'avoir été un jouet sexuel pour combler son âme qui renaissait à coups de reins. La paranoïa avait possédé totalement mon corps et mes expressions ainsi que de multiples questions sans réponses stagnant pendant tout ce temps. Quelle douloureuse torture pour un être qui avait su saisir les joies d'un bonheur retrouvé. Tout était éphémère véritablement même dans l'immortalité, j'aurais dû écouter mes démons et ne jamais prendre le bonheur, il finissait par s'échapper sur ma traversée.      

Toujours cette facilité d'un don pour décrypter mes pensées dans sa totale véracité d'une psychologue personnelle attitrée même après nos aventures loin de l'autre. Et il suffisait encore d'un seul mot de sa part pour sentir mon cœur s'étirer hors de ma poitrine. Elle avait totalement raison, et ma haine disparaissait pour laisser place à cette faiblesse ou cette force : le pouvoir du sang. Je relevais brusquement mes iris dans ses yeux et d'un mouvement rapidement, je saisissais son col pour le plaquer contre le mien pendant que ma mâchoire tremblait en observant sa carotide. Si je n'usais pas de la parole peut-être, devrais-je lui montrer autrement pour ne pas voir dans mon discours une once de faiblesse face à elle ? Sans ménagement, mes crocs retroussés épousaient la peau de son cou dans une morsure brusque récoltant assez de son sang pour tomber dans les bras de Morphée, inconsciente. Néanmoins, pendant la traversée de son liquide rougeâtre dans ma gorge essoufflée de son sang, je pouvais lui parler à ma guise, cette fois-ci.

Le son de ma voix s'immisçait doucement dans son esprit :

« As-tu choisi la seconde option, car l’idée de me vider de mon sang et me perdre t’est insupportable, car tu tiens toujours à moi ?» empruntant ses mots jadis cités lors de nos retrouvailles à ce jeu de questions. Ma voix résonnait comme un doux écho dans son subconscient tambourinant parfois son voile crânien.

Le ton de voix confiant, assumant chacun de mes mots pour une belle mise à nue que j’espérais positive :  

« Je dépose mes doutes et mes blessures sur le creux de ton cou parce que je demeure confus de tes paroles touchantes. Brutalité, orgueil, paranoïa sont les mots qui caractérisent l'être que je suis et que je continuerais à devenir. Le changement ne me semble pas être le meilleur état d'esprit, mais l'avancée, elle, une évolution au fond de mon âme blessée par tes actes. Évidemment, que la mort ne sera pas de ma main parce que je me refuse de te voir mourir dans mes bras, une nouvelle fois. Je t'emporterais toujours avec moi peu importe les épopées d'un ascenseur émotionnel, ensemble. Si j'avais su que l'abandon serait à son apogée lorsque tu es partie de ce bar comme une voleuse inconsciente, j'aurais fait exactement les mêmes choses. Je ne regrette en rien les événements et le goût délicat de ta peau dont le manque creusait ma poitrine. Les mots ont fui avec ma lâcheté que je préfère souffler dans ton corps inerte, je n'oublie rien de tous mes souvenirs parce que tu es la seule à rendre mon organe coloré. Ta présence n'éteint pas que mes démons, tu es là parce que j'ai besoin de toi, et j'aimerais pouvoir te comprendre sans avoir ma haine entravée mes propos à ton égard. Je ne laisserais pas le vent emporté tout, je ne te laisserais plus partir parce que mes sentiments n'ont pas changé et que le mot singulier je t'aime est toujours d'actualité. Alors pardonne-moi, mon indélicatesse de ma morsure, mais mon côté sentimental n'a jamais été une de mes facettes. J'ai froid dans ton être et j'aimerais réchauffer, apaiser, tes maux Camille O'Connell. Aimer n'est pas un jeu d'enfant, aimer n'est qu'une spirale douloureuse dont je suis prêt à prendre le risque. »

Son corps restait dans mes bras où l'odeur de sang titillait mes nerfs, et pourtant, je décidais de ne pas imaginer son réveil, paniquée, seule, sans repaire. J'usais de ma vitesse vampirique pour l'amener hors de la forêt portant son corps comme dans un souvenir mémorable. Une fois arrivée au manoir Mikaelson, je déposais sa silhouette sur le canapé prenant le soin de revêtir une couverture jusqu'à ses épaules et d'allumer un feu de cheminée en attendant un signe de sa part. Les danses enflammées du bois crépitant noyèrent mon regard bleuté et dont j’espérais une meilleure confrontation ou une altercation.  

 

       
(c) crackle bones

       
Voir le profil de l'utilisateur
Camille O'Connell

Camille O'Connell

Human
Messages : 270
Date d'inscription : 10/07/2018
Sam 19 Jan - 22:14

You Will Be The Dead Of Me
Mon cœur battait avec une frénésie proche de l’implosion. Je redoutais qu’il ne me lâche avant même que la mort libératrice ne vienne de ta main. Je le craignais car la pression dans ma cage thoracique ne faisait que grandir tant je me savais au port du gouffre. Je redoutais de sombrer dans un abysse sans fin si tu devais disparaître en cet instant précis. Ce serait la mort la plus douloureuse car mon âme se flétrirait au fur et à mesure que l’espoir s’évanouirait. Il m’était intolérable d’imaginer qu’à nouveau, nos chemins ne se séparent. Je ne pourrais y survivre alors l’ultime chose que je pouvais aspirer était que la mort vienne de celui qui m’avait donné un avant-goût de la jouissance de me sentir vivante. Dans un moment de perdition, j’avais retrouvé du sens à mon existence et je voulais qu’il me l’arrache car il me semblait irrémédiablement refusé. C’était une torture marquée au fer rouge sur ma peau, de manière invisible aux yeux d’un inexpérimenté de l’amour et de ses affres. La pression sur mes épaules étaient insoutenables alors que le stress grandit de secondes en secondes. Lorsque la douleur irradie dans mon être, je ne peux retenir un soupir de soulagement. Je ferme les yeux attendant que le dernier souffle de vie ne franchisse mes lèvres. Le souffle me manque. Mon cœur bat de manière insoutenable et douloureuse. J’ai l’impression que je la libération tarde à venir. Mes yeux s’ouvrent pour admirer tes traits un dernier instant avant qu’ils ne se ferment malgré moi et que mon corps ne tombe inerte dans tes bras.

Mon esprit est pris au piège d’une brume où je ne peux discerner si je baigne dans la quiétude d’une mort proche ou dans un doux songe aux couleurs particulières. Des bribes de la réalité viennent titiller mon esprit confus. L’apaisement prend une nouvelle lueur, celle d’une vérité bien trop douce pour être réelle. Je sens le poids me quitter progressivement alors que la mélodie de ta voix me susurre des mots empreints d’une nostalgie et porteur d’un espoir proche de l’euphorie. Mon cœur s’emballe dans ma poitrine à la perspective de me laisser enivrer par un alcool plus doux que tous les élixirs. Je plane si haut dans les volutes du ciel que j’ai peur de ne jamais parvenir à toucher la terre à nouveau. Je laisse mon esprit s’évader sous les chimères évoquées par la confiance que tu insuffles comme un souffle de vie entre mes lèvres. Le désespoir me saisit pour nimber mon corps d’un froid à glacer le sang du plus ardent des êtres humains. La douleur de ton aveu m’inflige une blessure plus sanglante que toutes les morsures qu’il te plairait de m’infliger. Le poison sème le doute en moi sur la pureté de mes intentions, de mon amour. Je suis un monstre pour avoir osé te faire croire en moi pour ensuite t’abandonner avec bien plus de cruauté que ne l’aurait fait un être sans cœur. La culpabilité noie mon sang et prend racine jusque dans les profondeurs de mon être.

Lentement mes yeux s’ouvrent pour appréhender ce changement de décor. Mes yeux scrutent chaque détail qui m’entoure alors que je me souviens du plaisir des moments passés entre ces murs. Un souvenir me revient, celui d’un premier baiser qui a scellé mon destin. Je me souviens de mon corps reposant sur un des lits de cette demeure alors qu’un dernier souffle de vie s’accrochait à mon corps. Tout me revient et me percute à la fois doux bonheur et cruelle réminiscence. J’ai l’impression de rêver ou d’être prise au piège. Je me souviens soudainement ce qui s’est passé juste avant que la conscience ne me soit enlevée et je me redresse vivement. Je te cherche autour de moi alors que je t’appelle avec un désespoir palpable. « Klaus. » La couverture tombe au sol alors que mon regard apeuré se fixe sur toi, le soulagement me gagne. Ma lèvre tremble malgré moi alors que la douleur me saisit à la gorge. Je peine à trouver mon souffle posant la main sur ma gorge couverte de sang séché. Je me mords la lèvre pour ne pas émettre le moindre son luttant pour retrouver mes esprits qui semblent se dérober à moi. Lentement, le voile se soulève. « Tu m’as mordue mais tu ne m’as pas tuée. Tu aurais pu m’abandonner dans ces bois mais tu m’as ramené ici. Pourquoi ? » La douleur me vrille la tête et je me passe nerveusement la main dans les cheveux. Je suis perdue ne sachant pas comment me sortir de ce pétrin dans lequel je me suis enlisée par mes propres moyens.

Je tombe à genoux face à toi non pas car je ne possède plus la force de me tenir face à toi mais par choix. Je te regarde avec une douleur accentuée par la faiblesse de mon corps meurtri par ta morsure. Je baisse la tête honteuse alors que je ne me sens même pas le droit de scruter tes yeux qui réchaufferaient mon cœur. « Pardonne-moi pour mes erreurs de jugement. Mes errances m’ont menée sur un chemin loin de toi où la douleur que je t’ai infligée me l’a été au centuple. Je nous ai blessés et peut-être même détruits. Je t’ai abandonné alors que je voulais tenir ta main pour te guider. Je ne suis pas digne de ton pardon mais… » Ma voix se brise. Je peine à poursuivre quand tout en moi se révulse. Je pose mes mains tremblantes sur tes genoux mais je me rends compte que jamais je ne pourrai mériter ton pardon. Être avec toi m’est impossible car je me refuse d’à nouveau risquer t’infliger pareille douleur. Je me fais violence pour terminer. « Fais de moi ton esclave. Je ferai tout ce que tu désires pour avoir la moindre chance d’obtenir un jour ton pardon. » Je lève lentement les yeux vers toi alors qu’une supplique silencieuse t’est adressée espérant que tu pourras délaisser ce masque froid. J’ai besoin de sentir que je n’ai pas tout brisé. Je veux croire qu’il me reste encore un mince espoir sinon je ne sais pas comment je pourrai aller de l’avant. « Niklaus, jamais être n’a pu capturer mon cœur aussi certainement que toi. J’ai eu tellement peur que j’aie cru que c’était le seul choix qui s’imposait à moi. Je sais mon erreur mais pourras-tu m’accorder la paix ? Je vis dans une perpétuelle douleur que je ne sais comment la gérer. Elle m'empoisonne. Elle me domine. Je ne sais plus vivre. Apprends-moi ou tue-moi car je ne supporte plus cette existence. »
code by EXORDIUM. | imgs by tumblr


Voir le profil de l'utilisateur
Niklaus Mikaelson

Niklaus Mikaelson

Hybrid Originel
Messages : 125
Date d'inscription : 02/12/2018
Lun 21 Jan - 5:29

       
« La faute était un poison rongeant nos entrailles pour l'éternité »

Camille & Niklaus
       


       
- YOU WILL BE DEAD OF ME -

       
L'univers avait tant de mystères comparable à mon organe accablé de questions sans réponses. Parfois, les interrogations ne trouvaient pas leurs finalités parce que la vie était ainsi, froide et tortueuse avec chacun de ses pions sur cette terre. Le contrôle de soi ne pouvait nous appartenir totalement ainsi que l'esprit, ils étaient toujours domptés par les actes des éléments extérieurs. Par conséquent, nous n'étions pas maître de notre destin puisque chaque pièce sur notre chemin créait notre entité dans  nos avancées, ce n'était qu'une illusion pour ne pas croire à l'indéniable possession d'un voile invisible. Pendant tout ce temps, je m'interdisais un quelconque rapprochement affectif parce que je demeurais n'être qu'une enveloppe vide dépourvu d'émotions sincères. J'aurais pu jouer avec différentes marionnettes et prendre plaisir sur le moment, mais en réalité, nos propres mensonges étaient simplement notre chute. Ils n'étaient qu'une fausse vision funeste au miroir brisé par un tourbillon de paranoïa, parfois véridique. Peut-être que les erreurs guidées par mon impulsivité amère avaient amené à une perte de moi-même puisque je ne me reconnaissais plus derrière mon masque à l'allure impassible. Les fautes aidaient à avancer et à peaufiner sa belle évolution propre à chacun et d'une vision différente pour autrui. Petit à petit, je comprenais le discours de Camille dans les bois, et de sa culpabilité prônant la lâcheté. Moi aussi, j'ai été cupide de croire à un certain avenir à ses cotés, très cupide. Néanmoins, le temps était le seul remède à tous nos maux et la communication était la solution. Un mur avait été scellé entre nous deux âmes, il était temps de le détruire avec volonté et de converser réellement entre deux adultes laissant ma fierté sur le banc de touche.

Un long soupir s'échappait de mes lèvres alors que le battement de son cœur tambourinait un peu plus dans mon esprit, signe d'un réveil propice. Soudainement, la panique de cette future entrevue envahissait mon cœur, je pouvais ressentir à nouveau tout ce que je me refusais jusqu'à maintenant. Elle murmurait mon prénom et pourtant aucun regard sur sa silhouette, je laissais l'Ange frappé son triste monologue dans sa décadence en enfer. Véritablement, ses mots donnaient la force d'apercevoir à un espoir pour nous deux, et son écroulement au sol frappa ma conscience de son véritable mal être. Quel triste état, quelle triste vie pour une humaine qui, autrefois, proliférait ses couleurs joyeuses autour d'elle. Elle ne possédait plus cette étincelle de joie de vie malgré ses sourires cachant ses propres démons. Elle réclamait de l'aide à moi ? Mais comment l'aider, alors que je n'excellais pas dans cette catégorie même pour moi-même. Son instabilité s'immisçait dans mon être et à mon tour, je me montrais fébrile comme-ci une connexion, jadis effectuée, retrouvait sa voie naturellement. Elle osait rétorquer des mots insensés de désespoir, jamais je ne lui demanderais d'être mon esclave, je voulais qu'elle vive pour elle et ses propres choix. Quel était l'intérêt d'avoir une femme à ses pieds ? Aucun, elle ne méritait pas ce sort-là. Qui étais-je pour la blâmer ? Moi, l'être monstrueux détruisant sa propre architecture du bonheur par peur, qu'il s'envole.  

Elle me perçait le cœur comme une flèche imprégnée d'un éclat de lumière explosant ma poitrine pour illuminer mon obscurité. Brusquement, je m'éloignais de cette image impétueuse et glaciale pour faire un pas et tendre une main en guise de réconfort à son égard. Je détestais voir son rabaissement ainsi que sa propre destruction alors que son cœur battait sur cette terre inconsciente. Mes iris se figeaient sur sa silhouette, et impatient, j'attrapais son bras pour la relever de force. La distance était presque inexistence entre nos deux corps, et un regard compatissant baissant les armes face à elle.    
   
« Qui serais-je pour te laisser dans un lieu gorgé de loups ? Qui serais-je pour agir avec indifférence alors que tu as été une des meilleures choses de mon existence Camille ? Je suis peut-être un monstre, mais la bête sait reconnaître ses alliés. Je serais un être sans cœur si j'avais osé te laisser dans l'ombre de la lune. Tu étais et tu es importante pour moi, ne l'oublies pas. Chaque personne mérite la paix parce que la guerre est un éternel cheminement contre l'avancée de soi.» murmurais-je dans un souffle.

Mon regard vacillait sur sa blessure où une once de culpabilité entravait mon visage si flegmatique et d'un geste brusque, j'envoyais son corps sur le canapé pour qu'elle retrouve ses esprits calmement. J'étais loin d'être docile, encore une fois.

Je fermais les yeux pour inspirer profondément et je croisais les bras sur ma poitrine :

« Tu n'as pas à te plier de la sorte, pourquoi me demander d'agir avec toi comme  un esclave ? Tu perds la raison Camille et si le pardon est difficile à extirper de mes lèvres, sache que je te pardonne de tes doutes et de ton comportement parce que je commence à le saisir, avec du recul. Alors sois rassurée, s'il te plaît. Tu vaux mieux que tout ce que tu as dit, tu vaux mieux que l'être fébrile qui se trouve en face de moi. Il faut te ressaisir, une belle âme éclatante ne doit pas vivre dans l'obscurité de ses démons. J'ai été égoïste dans mes discours précédents, je m'en excuse et ma gorge se serre à ses mots de politesse, car jamais, je n'oserais pas présenter de telles paroles même quand j'ai tord. Mais tu mérites de les entendre, je suis touché et soulagé de voir que l'effet de nos âmes est encore d'actualité.»

Conscient de l'acte brutal, je m'approchais pour m'agenouiller et prendre sa main dans la mienne, le regard plongé dans ses pupilles :

« Je suis prêt à t'aider Camille parce que vivre sans toi n'est qu'une torture que je refuse pour ce monde qui a besoin de toi. J'ai besoin de toi dans toutes tes facettes, dans tous tes doutes, dans tous tes sourires et tes larmes d'aquarelles ne sont que des rasoirs tortueux de mes blessures » caressant doucement la paume de sa main tandis qu'un sourire rassurant apparaissait sur mon visage. Un sourire franc qui réchauffait mon corps froid depuis longtemps, l'essence prenait vie dans tout mon être.  
   

 

       
(c) crackle bones

       
Voir le profil de l'utilisateur
Camille O'Connell

Camille O'Connell

Human
Messages : 270
Date d'inscription : 10/07/2018
Mar 22 Jan - 0:05

You Will Be The Dead Of Me
En cet instant précis, je n’étais qu’une jeune femme torturée par le poids de choix insoutenable. J’étais une enfant apeurée qui hurlait dans un silence qui la terrorisait. Je n’arrivais pas m’extirper de ce cauchemar sans fin que le manque avait dicté à ma peau. J’étais une droguée en phase de sevrage qui n’aspirait pourtant qu’à rechuter. Cette drogue ne détruirait pas mon corps, ne ruinerait pas ma santé. Elle empoisonnait mon âme autant qu’elle pouvait me guérir. J’avais lutté inlassablement mais dans le fond, je ne voulais pas en être libérée. Je voulais succomber à son attrait car je me sentirais à nouveau pleinement moi. Mon cœur meurtri semblait combattre chaque pour poursuivre sa course. Il lui manquait son moteur, son oxygène. Il dépérissait privé d’amour. J’avais tenté de m’éloigner de cette addiction mais je ne désirais qu’une chose au plus profond de moi : t’appartenir à nouveau. Je voulais à nouveau être tienne car je savais que mes craintes tortionnaires se tairaient. Tu m’avais apporté une vision plus colorée de l’existence. Tu m’avais permis d’entrevoir la multitude de nuance dans la lumière. Tu m’avais montré que même dans les ténèbres, il était possible de trouver une luminosité plus pure que toutes les autres. J’avais finalement compris que je ne pouvais fuir mon destin. Nous étions deux parties d’une même pièce. Deux âmes sœurs vouées à se retrouver malgré tous les obstacles. Nous pourrions surmonter toutes les épreuves si jamais je parvenais à obtenir ton pardon. Tel était ce que je voulais nous offrir à tout deux : un avenir. Nous l’avions mérité car il y avait eu tellement de douleur sur notre parcours que l’apaisement ne pouvait que nous apporter du répit. Tu étais ma drogue. Tu étais mon sauveur. Tu étais ce tout dont j’avais besoin pour pourvoir à nouveau percevoir ce monde en couleur, sortir de ces nuances de noir et blanc qui peuplaient mon monde. Tu pouvais y laisser entrer la lumière même si je doutais de réellement le mériter. J’étais maintenant prête à me battre surtout contre moi-même.

Au sol, suppliante, implorant, j’ai l’impression que le temps fige sa course effrénée. Les minutes semblent s’éterniser alors que l’angoisse me noue la gorge. Je te fixe alors que tu t’approches et je frémis ne sachant à quoi m’attendre. Je fixe ta main avec la plus totale incompréhension tardant sans doute trop à la saisir. Je me retrouve sur mes pieds, si peu assurée alors que je n’ai pas toutes mes forces. Mon esprit est profondément confus. Si proche, il m’aurait suffi de tendre la main pour toucher ta peau et sentir l’électricité toujours omniprésente entre nous nous traverser. Un rien et j’aurais pu caresser tes lèvres douces des miennes si sucrées. Pourtant, je ne suis qu’un pauvre petit être brisé dans sa course, tétanisé sous le poids de sa culpabilité. Ses mots réveillent l’espoir dans mon cœur endolori. J’ose laisser un léger sourire s’épanouir sur mes lèvres alors que je prends conscience de ton aveu. Tu tiens toujours à moi. Je l’espérais sans oser y croire et cela me rend la force de te fixer dans les yeux. Mon regard est voilé alors que je cherche les mots, ces mots qui sauront apaiser la colère qui doit encore subsister quelque part. Je ne veux pas rallumer ce feu ardent. « La paix est un bien fragile que l’on néglige souvent de chérir jusqu’à ce qu’on la perde. Je sais comment la retrouver et c’est… » Mais la brusquerie de ton geste me coupe dans mon élan. Elle m’arrache les mots de la bouche. Je retombe lourdement sur le canapé réprimant un grognement sous le choc. J’ai la sensation que la maigre lueur qui s’était allumée dans mon regard s’éteint brusquement. Je réalise que je suis dans une faiblesse émotionnelle qui n’est en rien étrangère à la faiblesse de mon propre corps. Je brûle de te demander combien de sang tu m’as pris mais j’en suis tout simplement incapable. Je me contente de venir mordre ma lèvre pour ne pas émettre le moindre son. Je t’observe tentant de me convaincre que je peux garder le parfait contrôle de mon esprit, le maigre rempart contre la folie. Tu semblais avoir dressé un mur infranchissable entre nous et pourtant j’avais entrevu la lumière.

Douce chimère, tes paroles sont le reflet de mes plus profondes aspirations. Amère folie, elle gagne mon âme me donnant l’illusion que tout cela puisse être réel. Une caresse invisible vient apaiser mes doutes les plus profonds. Je ne parviens plus à discerner les contours de la réalité. Je viens doucement planter mes ongles dans la peau fragile de mon bras, la douleur est réelle. Elle me prouve que j’ai le droit d’y croire. « Tu ne pouvais pas deviner mes raisons. Tu ne pouvais pas les comprendre. Tu as réagi comme un être blessé et je n’ai pas le droit de t’en blâmer. J’ai perdu la raison à essayer de me convaincre que je parviendrais à guérir en m’éloignant de l’être qui me permettait de comprendre le sens du mot maison. Il y a un lien que rien ne pourra briser entre nous. Mon âme t’appartient depuis la seconde où j’ai admis que l’amour s’était épanoui au fond de mon cœur. Je n’aurais pas dû disparaître, ça m’a détruite. J’ai besoin de toi pour m’aider à percevoir ce que je vaux car je me suis perdue dans mon errance. » Je ne sais comment faire face à ta soudaine doucement. Ma main s’abandonne dans la tienne avant que je ne vienne l’étreindre comme j’aimerais le faire avec ton corps mais la pudeur m’en empêche. Je ne peux briser tes limites même si je voudrais les envoyer valdinguer pour mieux me bercer de la caresse d’une plume produite par tes mots. Ils sont comme un baume sur mes cicatrices invisibles. « La torture est causée par les affres de la solitude qui envahit mon cœur quand tout ce à quoi mon être aspire est de pouvoir me réveiller chaque matin sous la douce lueur, l’éblouissement de ton regard posé sur moi. Tes mots emplis d’indifférence sont des coups de poignard dans mon cœur qui pourrait se pâmer d’un amour infini pour toi. Tu as fait entrer la couleur dans mon existence, chaque jour avec toi a peint les contours d’une toile surprenante de vivacité et de beauté. Je veux à nouveau que la magnificence de notre amour vienne apaiser nos tourments. » Timidement, ma main tremblante se tend pour caresser ta joue alors que je me penche vers toi lentement. Je veux réduire à néant la distance entre nos corps et nos cœurs.
code by EXORDIUM. | imgs by tumblr


Voir le profil de l'utilisateur
Niklaus Mikaelson

Niklaus Mikaelson

Hybrid Originel
Messages : 125
Date d'inscription : 02/12/2018
Mer 23 Jan - 5:39

       
« La faute était un poison rongeant nos entrailles pour l'éternité »
Camille & Niklaus
       


       
- YOU WILL BE DEAD OF ME -

       
Les blessures profondes offraient une éternelle torture que seules les vérités pouvaient apaiser. Le bien et son contraire n'existaient pas au final, parce que les points de vue de chacun étaient différents. C'était aussi, un principe pour banaliser les actes, les paroles afin de les regrouper dans une catégorie. Comment pouvait-on insinuer un être maléfique et un être bénéfique ? Chaque être était possédé par les erreurs pour prendre un autre chemin évoluant dans un milieu plus sain. Mais quand le vent se dispersait, on se souvenait de cette mémoire oubliée et il était temps de retrouver la réminiscence à ses côtés. Je pouvais sentir son corps se tordre souriant de douleur quand j'essayais de comprendre réellement sa triste rencontre avec elle-même. Sentir sa foi qui se déroge à chaque fois que j'essayais de mettre des mots dans mon esprit chamboulé par ses retrouvailles. Elle se condamnait elle-même, elle portait son propre jugement dernier, et la blessure chantait mon désarroi. Peut-être que l'aide à son égard deviendra mon but à venir, au lieu, de me réfugier dans le pouvoir du sang, peut-être que le monstre que je prétendais être aux yeux de tous, devait s'effacer pour exploser sa propre lumière. Il était difficile de s’incliner devant les sentiments parce qu'ils étaient douloureux et pudiques. Prude était mon âme pour ne pas dévoiler mes réelles intentions, alors je m'enfermais dans le silence et la mort. À vrai dire, je ne regardais plus le ciel de ses étoiles pour rêver d'une idylle, car je ne le méritais tout simplement pas. Je ne méritais pas d'être aimé, apprécié pour toutes les atrocités passées. Je ne méritais pas son amour, car il finira par s'échouer de mes maladresses légendaires. Peut-être que je visionnais les choses avec une touche de chaos, mais son dévouement revenait toujours comme un boomerang blessé par mes tressaillants.

Elle allait devenir un dommage collatéral si j'allais dans son sens, mais aujourd'hui, j'étais capable de la protéger d'une éventuelle mort brutale. Et la méfiance de ses relations allait me porter préjudice, je n'étais pas naïf de croire qu'elle ne côtoyait pas mes ennemis en déposant ses valises à Mystic Falls. Cette ville de naissance avait, elle aussi, ses lots d'aventures désastreuses, et la rancœur régnait dans l'atmosphère. Aurora avait insisté au marché de Noel en me menaçant clairement de briser mes proches. Je n'étais pas prêt à le perdre, une nouvelle fois, je ne serais jamais prêt pour sa perte future. Alors que mes pensées voilaient d'innombrables scènes à venir, sa voix me réveillait de mes tourments. Une humeur silencieuse s'opérait dans mon corps garantissant une tempête à venir pour un être imprévisible. Mes émotions demeuraient être dignes de montagnes russes, parce que j'étais perdu dans mon point d'équilibre vacillant entre la brutalité et la douceur de mes comportements. Fronçant des sourcils sur son bras qu'elle infligeait de maltraitance envers sa peau pour sûrement éviter de me gifler. Un soufflet que j'aurais mérité dans tous les cas à cause de mes paroles antérieures et de cette morsure au sang séché.    

Sa main tremblante sur ma joue provoquait un réel courant électrique et une chaleur mortelle que je pouvais imaginer. Et instinctivement, je fermais mes yeux laissant me consoler de mes craintes les plus téméraires. Tout doucement, la mienne avait quitté sa main pour se poser sur celle qui caressait timidement mon visage pour une danse apaisante. Mon sang chavirait et tanguait dans l'ombre et de la lumière pour, à mon tour, prendre la parole :

« J'ai bêtement pensé que nos retrouvailles dans ce bar étaient un adieu explicite et je me suis réfugié dans mes convictions. On croit à sa vérité quand on se perçoit des petits détails souvent mal interprétés. Je n'aurais pas dû douter de toi, ni de tes sentiments. » ouvrant lentement mes iris pour regarder son visage de porcelaine alors que son corps se rapprochait du mien. Je pouvais sentir son souffle sur mon visage, si prêt, si pudique. Je baissais mon regard sur ses lèvres pour scruter ses formes et entrouvrais les miennes, mais l'esprit tracassé se résolvait à ne pas franchir un peu plus cette proximité naissance.

Je léchais mes lèvres imaginant les siennes se déposer pour accroître l'illusion et reculais mon visage posant mes deux mains sur ses épaules :

« La solitude aide à se pardonner et à atténuer les erreurs causées. Elle n'est là simplement pas pour nous faire comprendre à quel point, nous souffrons d'une absence ou d'une trahison dans cette situation précise. Elle aide, avec le temps, à apercevoir les brides de lumière et le retour d'un manque qui a déchiré nos veines. Elle nous souffle, aussi, dans sa finalité, cette atroce vérité que chaque être est seul même s'il peaufine un entourage, ce n'est qu'une illusion. Il faut juste prendre conscience de la vérité. L'espoir est dans le noir, mais jamais il ne se perd quand on retrouve les personnes qui nous maintienne en vie. » plongeant mon regard dans le sien.

Un faible sourire naissait sur mes lèvres fines :

« Je t'aiderais à te retrouver, mais dans le fond, tu ne peux pas oublier ce que tu es. Il suffit d'éclaircir le nuage sombre pour réveiller ton âme et je parviendrais à faire le beau temps parce que tu vaux la peine de croire en toi Camille. Je suis bien conscient que tes morts ont provoqué le néant dans ta poitrine et qu'il est difficile de retrouver sa place dans ce monde. Mais tu parviendras à vivre pleinement parce que, jamais, je ne te laisserais chuter, jamais, je ne te laisserais dire des absurdités à ton égard. Laissons le passé dans une boite de pandore pour créer un nouvel avenir. La boule de chagrin doit partir, elle doit s'effacer avec ton courage si exemplaire et l'envie de te battre pour retrouver ton état vivant. Je crois en toi plus que je ne crois en moi-même. » soufflais-je avec conviction dans la voix tandis que mes bras brisèrent toute distance souhaitée pour serrer son âme dans une accolade réconfortante. Evidemment, que je souhaitais me réveiller chaque instant à ses cotés, mais j'étais encore fragile de m'exposer dans cette intimité.

 

       
(c) crackle bones

       
Voir le profil de l'utilisateur
Camille O'Connell

Camille O'Connell

Human
Messages : 270
Date d'inscription : 10/07/2018
Jeu 24 Jan - 23:12

You Will Be The Dead Of Me
Le doute avait été mon ennemi durant tous ces longs mois de torture. Comment aurais-je pu te condamner quand la conviction de pouvoir implorer un jour ton pardon me semblait illusoire. Le rêve éphémère de potentielles retrouvailles sous une meilleure aube m’avait bercé à de maintes reprises mais je m’étais inlassablement refusée le droit de succomber. J’avais douté de mon choix à la seconde même où je franchissais la porte de ce bar. Il m’avait hantée sans que je ne puisse trouver l’apaisement. Je m’étais mise à croire que j’avais commis la pire erreur de toute mon existence et à chaque fois que mon âme franchissait, je me rappelais de mes raisons. Je ne l’avais pas fait pour te détruire toi pour qui je pourrais consacrer toute l’œuvre de ma vie à te reconstruire. Je n’avais pas voulu t’abandonner alors que je voulais plus que jamais passer mon existence à tes côtés, dans ton ombre. Je me voulais fidèle à tes côtés te soutenant dans tes bons et mauvais choix, supportant tes victoires et tes défaites, te pardonnant tes erreurs pour mieux célébrer tes choix avisés. Je ne voulais que te protéger d’une destruction que je redoutais mais j’avais été trop lâche pour te l’expliquer. J’étais brisée et je n’avais pas su faire face à ton regard alors que je mettrais à nu mon âme. Au fond de moi, je redoutais qu’en apercevant le gouffre en moi et la vulnérabilité que j’avais ramenée avec moi de l’enfer, tu ne puisses plus m’aimer. J’avais redouté de te voir me tourner le dos car je n’étais plus celle qui avait su conquérir un jour ton cœur. Une âme meurtrie peut aisément s’imaginer les pires scénarios dans l’existence car elle laisse l’attrait de la déprime l’envoûter quand l’espoir étend péniblement ses ailes. Il est plus facile de se morfondre que de combattre la noirceur. « Tu ne pouvais pas savoir car je t’ai refusé ce droit. Tu n’es pas responsable de mon choix et je t’ai condamné à évoluer dans l’obscurité laissant l’opportunité aux doutes de gagner du terrain dans ton âme. J’aurais pu te laisser une faible lumière pour guider tes pas dans l’attente de nos retrouvailles. »

Je n’étais pas à la recherche d’un coupable. Je ne t’en voulais pas pour la dureté de tes mots. J’étais tout bonnement incapable de te garder rancune même si ma main se pose sur l’endroit où le sang séché camouffle une douleur lancinante. Cette blessure mettrait du temps à guérir mais ce n’était rien en comparaison de mon cœur. Le contact de nos mains si proches de se nouer me réchauffe de l’intérieur pour raviver un feu éteint. J’ai la sensation de redevenir la femme passionnée prête à se battre pour ses convictions. Je voudrais perdre mon souffle pour mieux le retrouver en le mêlant au tien. Mais je ne m’en sens pas digne alors je respecte cette distance même si la tentation embrume mon esprit où se livre un combat acharné entre lumière et obscurité. Je sens que je pourrais succomber dans un sens où l’autre. Je sens que ce moment est décisif. Doucement, l’éclat gagne du terrain alors que je m’autorise à penser que peut-être il nous reste un possible avenir à tracer. Mais l’enchantement se dissipe et je serre mes bras autour de moi pour combler le froid polaire qui vient de s’abattre sur mes épaules. Le chaud succède au froid et le froid succède au chaud. Je me balance entre deux mondes opposés. Je ne sais pas comment combattre cet élan douloureux dans ma poitrine alors que mon regard se baisse pour fixer un point invisible. Tes mots me parviennent mais je suis incapable d’en distinguer le sang caché. Je n’y perçois qu’un adieu silencieux, une invitation au renoncement. Je ne suis pas capable d’en percevoir la luminosité mais je ne peux renoncer. Je ne peux me résigner car je ne sais pas comment je pourrais envisager d’à nouveau ressentir cet affolement dans ma poitrine. Ma voix tremble quand je parviens à articuler. « Il y a une telle tristesse dans tes mots. Tu parles de la solitude comme d’une fatalité dans l’existence. L’amour ne serait donc qu’une illusion dont notre cœur se pare pour se faire croire que nous ne sommes pas seuls ? Ce ne serait qu’un mensonge dont on se berce pour rendre la triste réalité plus acceptable ? Je ne peux y croire. Mon espoir c’est de réussir à briser la solitude entre laissant celle que je porte au fond du cœur trouver la tienne pour que jamais plus elles ne soient solitudes. Je veux croire en un avenir radieux. »

Ma gorge se serre alors que je secoue légèrement la tête. Tout me semble terriblement confus. Je souffre d’un mal incurable tant que tu ne pourras envisager que nous puissions rompre ensemble ce cycle de douleur. Je veux croire qu’à nouveau le soleil peut briller. Je cherche cette main à laquelle m’accrocher pour sortir de mon néant. Tes bras sont un réconfort puissant pour mon corps glacé. Je ne peux réprimer un frisson tandis que le froid me foudroie pour mieux me permettre d’apprécier la chaleur de tes bras. Je ferme lentement les yeux alors que mes bras finissent par quitter mon corps pour entourer le tien. Je te serre d’abord faiblement puis plus fort m’accrochant à toi alors que tes mots font s’épanouir un faible sourire sur mes lèvres. Je ne dis rien, pas tout de suite car je veux apprécier ce moment. Je laisse s’égrainer les minutes avant de m’éclaircir la voix. « Comme je crois en toi plus qu’en moi-même. Tu es celui dont j’ai besoin pour faire remonter à la surface celle que j’étais. Les blessures sont profondes, le temps a continué à les creuser mais près de toi, je reprends confiance en des lendemains ensoleillés. Tu n’as pas idée comme ce fut un déchirement de te laisser. Tu es celui en qui j’ai le plus confiance dans ce monde. Je pourrais te confier ma vie sans l’ombre d’une hésitation. Je me battrais pour toi contre ce qui me terrorise. Je ne peux pas me retrouver sans te retrouver toi. Je ne peux le vouloir tout simplement. Je sais que cela prendra du temps mais je veux laisser derrière nous la douleur pour nous offrir un avenir radieux. Me laisseras-tu essayer ? » Ma voix tremble légèrement. Je te serre un peu plus fort n’ayant pas à redouter de t’étouffer.
code by EXORDIUM. | imgs by tumblr


Voir le profil de l'utilisateur
Niklaus Mikaelson

Niklaus Mikaelson

Hybrid Originel
Messages : 125
Date d'inscription : 02/12/2018
Sam 26 Jan - 10:36

       

« La faute était un poison rongeant nos entrailles pour l'éternité »
Camille & Niklaus
       


       
- YOU WILL BE DEAD OF ME -

       
L de nos âmes stagnait au fond de notre poitrine pour revêtir, un jour, sa clairvoyance. Elle se détachait de l'être principal par choix ou par obligation, elle pouvait être bienfaisante ou maléfique. La relation avec la ravissante blonde avait été semée d’embûches et de rebondissements, mais jamais elle n'avait totalement disparu. Elle était toujours là, présente dans son absence tortueuse, toujours pour me souffler qu'elle était l'unique à faire rythmer mon organe vital. Il suffisait d'une pointe de curiosité, d'un parfum, d'un regard pour remplir les veines d'un vent foudroyant. Au départ, je me refusais une quelconque attache, elle n'était qu'une femme de passage, un simple divertissement puis, elle a su me démontrer inconsciemment la beauté de l'être humain. De nombreuses fois, elle planifiait des paroles à l'encontre de mon avis, et mon égoïsme touché diminuant à sa vision de son monde. Il était difficile de mélanger l'inconnu au savoir de la réalité du surnaturel et elle avait parfaitement réussi son pied dans mon monde.


Elle n'hésitait pas à braver l'impensable et risquer sa vie pour ses valeurs, parfois inconsciente, elle agissait avec son cœur et sa soif de connaissance. Intrigante, rebelle, charmante, intelligente, elle été doté d'un pouvoir fantastique : ses mots. Sa bravoure, ses paroles cinglantes n'hésitant pas à controverser ses tressaillants au point de souffrir de ses blessures corporelles. Elle avait écrit tant de chapitres, et sauver une âme était si fragile, la mienne en l'occurrence laissant ses démons l'anéantir à petit feu incontrôlable. Incapable de les combattre, elle portait le combat dans les démons des autres, se foudroyant elle-même. Camille était capable d'arborer son glaive pour une victoire incassable, il fallait juste lui montrer le chemin, comme elle avait su le faire dans la rédaction de mes mémoires et dans ses épreuves à mes côtés. À présent, j'étais destiné à une grande responsabilité, l'échec pour sa renaissance était impensable et je serais un roi déchu si, je n'étais pas son médicament à tous ses maux. Vaincu dans une guerre de sentiments et d'entraide serait l'une de mes mauvaises chutes parce qu'elle ne méritait pas tout ce poids. Je ne pouvais pas imaginer son souffle de vie à chacune de ses envolées vers la mort sombre même si, dans le passé, la dague meurtrière touchait mon cœur de glace.

Mourir pour mieux renaître, mourir pour mieux vivre de nos belles prouesses ou simplement vivre pour ne plus rien ressentir. La mort avait une attirance pour la vie, pas parce qu'elles étaient complémentaires, mais parce que même dans la vie, nous pouvions mourir de l'esprit dans un corps vide et l'inverse était possible. S'épanouir dans la mort, dans cette solitude sans lumière, c'était d'un paradoxe à couper le souffle. Moi, je complaisais à résider ainsi, mais pas avec Camille, sinon elle s’effondrera pour ne plus jamais respirer. Ce n'était pas une solution pour nous dans cet enfer agonisant. Je souffrais d'une solitude éternelle, je souffrais comme un être blessé par les coups bas, souffrir pour exister, souffrir pour apprendre, souffrir pour être libre. La noirceur de mes entrailles aidait à accroître cette solitude et pourtant, je me complaisais dans son tourbillon. Le néant était mon échappatoire, mon plus doux réconfort.

Ses bras sur ma peau étaient très libérateurs, elle apaisait ma conscience divergente, elle apportait le besoin qu'il me manquait. Alors doucement, la peau de mon visage caressait à coups de velours sa joue pour me reculer dans une distance déroutante :

« L'obscurité aide à atteindre le point lumineux et à ressentir son éclat. Avec du recul, tu as eu amplement raison de te comporter ainsi Camille. Le temps amplifie l'absence, et révèle, une nouvelle fois nos sentiments distingués. » murmurais-je dans un souffle.

Je dessinais un sourire radieux et un rire psychédélique s'échappait de mes lèvres :

« La réalité est triste, mais elle permet justement de réveiller un autre tournant pour rendre cette tristesse plus agréable pour nos deux âmes. L'amour est un sentiment complexe regorgeant de choses incompréhensibles. Il est unique, il est destructeur et poignant, une véritable torture émotionnelle. Je ne suis pas un sentimental et ce sujet n'est malheureusement pas à ma portée, mais je compte sur toi pour me le faire découvrir de sa plus belle coloration. » rétorquais-je d'une voix remplie de conviction.

Je frottais ma barbe de trois jours devant son aveu si touchant qui retentait dans mon esprit déstabilisé et baissais légèrement le regard sur ton bras pour ne pas fixer encore ma morsure :

« Le temps n'est que poussière même pour les blessures, elles sont indélébiles tandis que le futur représente une chance. Il faut simplement saisir cette opportunité Camille, et je ne te demande pas autant d'amour, je ne mérite pas toute cette ampleur. Je ne te demande pas aussi de mettre ta vie en danger parce que je refuse tous tes mots. Je veux simplement faire renaître cette belle histoire, qui jadis, enveloppait mon cœur d'un noyau indestructible. Maintenant, tu devrais un peu te reposer, tu es encore faible physiquement, après avoir nettoyé ta plaie. Je dois avoir quelques bons remèdes pour une cicatrisation rapide » relevant mon corps pour briser la distance tandis qu'un sentiment de malaise pouvait se lire sur mon visage.

Toujours difficile, aussi, d'entendre des sentiments profonds puisque je demeurais coincé comme mon frère aîné. J'avais cette peur de m'ouvrir, seule, la clepsydre sera mon médicament et les mots seront des poèmes à son égard. Beaucoup d'émotions positives ainsi que négatives parcouraient mon échine pour un avenir incertain, mais prendre le risque de recommencer était une grande avancée.

       
(c) crackle bones

       
Voir le profil de l'utilisateur
Camille O'Connell

Camille O'Connell

Human
Messages : 270
Date d'inscription : 10/07/2018
Ven 1 Fév - 12:14

You Will Be The Dead Of Me
Je m'étais lancée dans cette relation ombrageuse avec toute ma foi en l'humanité. Parfois ébranlée mais jamais anéantie, je mentirais en prétendant ne jamais avoir douté de lui, de ma capacité à affronter la tempête qui règne dans son regard dans de sombres et funestes instants. Je m'étais accrochée de toute la force de mon être torturé pour ne jamais perdre la foi en cet homme hors du commun et jamais je ne l'avais réellement regretté. Je l'avais cru lors de l'avalanche d'émotions après ma transformation. Ensevelie sous une colère qui n'avait pas d'objet, j'avais dû me créer un être à blâmer. L'âme humaine est ainsi faite qu'elle nous incite à nous défouler avec perversité sur ceux auxquels on tient le plus. Le soulagement qui avait gagné ma poitrine lors de ma prise de conscience de mon égarement était aussi doux que la caresse d'une plume sur la peau. Je n'aurais pu survivre avec le poids de mon crime : celui d'avoir pris la vie du seul être qui puisse faire s'affoler mon cœur. J'avais su percer la carapace du monstre pour apercevoir tapi dans l'ombre un petit garçon blessé qui n'avait trouvé pour se protéger qu'une seule arme : la cruauté. Détaché du monde, des autres, ce n'était qu'une façade pour voiler aux autres ce besoin criant d'amour et cette terreur à la perspective d'un abandon de plus, d'une trahison supplémentaire. Complexe, j'avais compris que l'être torturé face à moi avait un cœur qui ne demandait qu'à s'affoler pour l'amour des autres. Jamais je ne pourrais regretter le chemin emprunté même si lors de mon retour à la vie, je ne m'étais pas sentie à la hauteur pour une telle relation. Je n'étais pas capable de panser mes propres blessures, de calmer mes tourments alors comment me montrer vaillante pour réussir à apaiser les siens. Lui si compliqué, j'avais peur de cette dualité en lui car je n'avais plus la force de les gérer. Partir pour mieux revenir, cet adage sonne cruellement à mes oreilles car il en oublie qu'il faudra assumer les répercussions désastreuse d'une telle désertion.

Accepter que l'histoire se termine sur ces innombrables non-dits me semble intolérable. Je me refuse à envisager que l'on puisse laisser en suspend ce qui n'aurait même jamais dû connaître la moindre pause. Tes mots me percutent en plein cœur pour y semer les graines de l'espoir. Ton sourire allume un feu dans mon regard et dans mes entrailles trop longtemps glacées par le froid de mon enfer personnel. Inconsciemment, mes lèvres s'étirent pour t'offrir un sourire empreint de timidité mais surtout porteur d'un amour inconditionnel. Je ne peux envisager une nouvelle séparation sans sentir la mort s'emparer de mon âme. Je ne serai plus que le reflet d'un être qui avait autrefois été vivant si je devais te perdre. Ma voix est empreinte d'émotion mais surtout douce lorsque je parviens finalement à articuler ces quelques mots. « Je n'ai jamais attendu de toi de grandes déclarations d'amour, d'aveux sur tes sentiments. Maintes fois, tu me les as prouvé par tes actes et c'est ce qui compte le plus. Les mots d'amour ne sont rien sans les preuves qui les accompagnent. Tu m'as témoigné un amour plus fort que tous les gouffres de la vie alors je peux porter la responsabilité de jouer de ces mots pour nous deux, de les faire s’épanouir dans ton corps pour te guider vers un chemin empreint de lumière, celle que tu mérités. » Je marque une pause venant à nouveau savourer la douce caresse de ta peau sur ma joue, te frôler juste quelques instants. Des frissons parcourent ma peau alors que je ne peux m'empêcher d'en vouloir encore luttant contre cette envie qui m'embrouille l'esprit. Je me racle la gorge avant de reprendre d'une voix plus assurée signe que le feu crépite toujours en moi. « L'amour terrorise mais il porte en son sein un arc-en-ciel fait d'espoir, de plénitude. Je te montrerai le chemin car je ne peux affronter ce monde sans ta main. C'est une torture mais dont on en redemande et je te ferai découvrir combien c'est un régal pour le cœur et l'âme. »

Sensible, tu l'étais et tu me le témoignais. Cela me touche profondément. Je ne pourrais expliquer ce qui m'émeut le plus de ta prévenance ou de cette forme de culpabilité qui émane de toi. Le temps pouvait panser toutes les blessures et je voulais me bercer de l'illusion que nous en disposions suffisamment. Une éternité nous était offerte pour parvenir à reconstruire, à refaçonner avec encore plus de magnificence cette histoire qui nous lie par delà toutes les douleurs. Tes mots me blessent car ils révèlent combien tu n'as pas été épargné par les épreuves toi qui aurait mériter tellement mieux. « Klaus, tu mérites cet amour et bien plus encore. Ces mots ne sont rien sans la preuve qu'ils sont vrais. Je consacrerai mes nuits et mes jours à te prouver combien tu en es digne. Je te montrerai que tu peux cesser d'avoir peur. Avec toi à mes côtés, je me battrai pour ce lien unique et inébranlable qui nous unit, ce lien mystique qui nous ramène l'un vers l'autre car je sais que j'étais destinée à croiser ta route. C'est avec cette force là que je t'aime. » Un sourire las naît sur mes lèvres non pas car notre discussion m'épuise mais parce que la fatigue me terrasse, la faiblesse de ce corps humain m'afflige d'un mal contre lequel je ne peux lutter. Lentement ma main vient cueillir la tienne pour la serrer au creux de la mienne. Un doux sourire empreint de tendresse vient chasser la fatigue. Je baisse la tête mordillant ma lèvre signe de ma nervosité. Je prends une profonde inspiration. « Pourras-tu rester à mes côtés si je me repose ? J'ai peur de m'endormir et de me réveiller pour prendre conscience que ce n'était qu'un rêve, que le fruit de mon imagination comme preuve de mes aspirations. Je ne veux pas que ça cicatrise trop vite, pas cette nuit. Je veux pouvoir garder la preuve que tout cela est bien réel. Je ne t'en veux pas pour cette morsure, je sais que tu en avais besoin. Je comprends pourquoi c'était inévitable et j'en assume la douleur pour emporter avec elle le poids de mes remords et de ma culpabilité. Cette blessure allégera le poids sur mon cœur en guérissant, comme la preuve que le cœur lui peut oublier ses blessures tout comme la peau le peut. » Je viens doucement poser mon front sur ton épaule cherchant le réconfort à tes côtés, cette force de pouvoir tout affronter et de faire face aux tourments de la vie avec la conviction que j'aurai une main à laquelle m'accrocher.
code by EXORDIUM. | imgs by tumblr


Voir le profil de l'utilisateur
Niklaus Mikaelson

Niklaus Mikaelson

Hybrid Originel
Messages : 125
Date d'inscription : 02/12/2018
Mer 6 Fév - 18:12

       

« La faute était un poison rongeant nos entrailles pour l'éternité »
Camille & Niklaus
       


       
- YOU WILL BE DEAD OF ME -

       
Notre misérable vie empestait l'aura de cendres dans un tourbillon de poussière, nous étions tous destinés à devenir un amas de frêles particules. Néanmoins, l'éternité apportait un certain réconfort pour une vie prolongée et fastidieuse découlant de découvertes du monde et de soi-même. Et parfois, les êtres surnaturels possédaient plusieurs chances sur leur chemin. La mélopée continuelle rendait la monotonie quasi-inexistante contrairement aux êtres humains. Eux, petits cafards grouillants devaient peaufiner leurs héritages, construire une entité familiale ainsi que, la recherche d'un métier pour subvenir à leurs besoins. Quelle triste vérité quand le temps manquait cruellement pour toutes les petites merveilles, être humain était un fardeau et être immortel, aussi. Par conséquent, des inconvénients dans les deux cas, il fallait juste vivre avec sa nature et l'accepter. Et pourtant, Camille avait su attiser un mépris moins conséquent pour ses êtres perfides, il parait, qu'eux, vivaient pleinement le bonheur d'un temps dû à leur courte durée. Elle n'avait pas tord, parce que la jeune femme croquait la vie à pleine dent. La découverte de mon monde n'avait pas chamboulé son existence, bien au contraire, elle appréciait le surnaturel et était une alliée infaillible.

Aujourdh'ui, les choses avaient partiellement changé, nous étions toujours là, mais dans un décor différent avec une ambiance lunatique. Elle n'était plus colère et vengeance, elle était simplement changeante et déroutante parce que nos comportements avaient un certain mal à s'ajuster à ce climat. Néanmoins, nos deux âmes dansaient à la perfection dans un rideau chaotique où la force se révélait être une bonne technique pour se comprendre mutuellement. Désenchantés de tout ce capharnaüm, on se retrouvait toujours malgré les erreurs commises, malgré les années d'absences. Était-ce un signe d'un amour passionnel ? Lui qui pouvait fendre un cœur, même entaché de marbre ? Elle marquait un point, les mots n'étaient rien, les actes prouvaient plus de mesures et de profondeur. Un aveu serait comme une feuille déchirée dont on recollerait les morceaux encore et encore. Sa poésie berçait mon esprit défaillant, elle était mon échappatoire dans mes tourments et mon écoute était à son summum. Je prenais le soin d'enregistrer chacun de ses mots et quelque chose me manquait : la position d'avant. J'avais trop cédé à mon instinct de protection pour mon âme, je n'avais pas su profiter pleinement de cette belle accolade, mais ce n'était que partie remise. Elle ne savait pas le nombre de cœurs arrachés de mes mains, le nombre de personnes portées en esclaves, le nombre d'orphelins que j'avais laissé sur ma route, mais était-ce le moment de lui cracher le venin ? Certainement pas. Je ne doutais pas de ses paroles concernant la dignité d'être aimé, mais seulement, étais-ce que je voulais ? Pourquoi être aimé ou aimé si ce n'était que temporaire ? Une perte de temps considérable.  

Aucune expression avait traversé mon esprit durant son monologue jusqu'à présent. J'arquais un sourcil et affichais un fin sourire sur les coins de mes lèvres à sa demande particulière. Je pouvais tellement comprendre cette situation que je me refusais de lui concéder. Évidemment, je serais le protecteur de ses nuits et de ses journées obscures, toujours. Tandis que j'ajustais la couverture sur ses épaules, je murmurais faiblement :

« Bien sûr Camille. Je serais là à ton réveil pour te prouver que la chimère n'existe pas, pas avec moi. Maintenant endors toi, nous parlerons, de nouveau après, nous avons notre temps, dès à présent. » restant proche de sa personne.

J'allongeais un sourire plus convainquant et un faible ricanement s'échappait de mes lèvres :

« Je ne te regarderais pas dormir, je vais ressembler à un psychopathe observant la femme de sa vie. » roulant mes yeux en l'air dans une tirade humoristique.

Ses mots avaient touché mon âme et je souhaitais réfléchir à cette situation pour trouver mes mots rivalisant avec les siens. Elle m'avait coupé de toute poésie qu'elle méritait dans son bel orchestre verbal.

       
(c) crackle bones

       
Voir le profil de l'utilisateur
Camille O'Connell

Camille O'Connell

Human
Messages : 270
Date d'inscription : 10/07/2018
Ven 15 Fév - 23:11

You Will Be The Dead Of Me
Lever le voile des non-dits apaisait la pression qui étreignait mon cœur. Un vent de renouveau venait de s’engouffrer dans mon être pour le transporter dans un monde moins cruel, dans un univers peuplé de ta présence. Ton absence avait été une telle torture à laquelle il m’était refusé le droit de me soustraire. Le manque de tes baisers, de tes souffles m’avait procuré la sensation de suffoquer dans un monde où même l’oxygène serait venu à manquer. Je ne pourrais jamais trouver les mots capables de décrire l’abysse qui s’était ouvert sur mes pieds. Mais toute la douleur de ce qui avait su blesser mon cœur venait de s’envoler. Je n’en ressentais plus le poids alors que je savais que je pourrais à nouveau avancer en entrelaçant mes doigts aux tiens. Ta main était ma meilleure alliée face aux aléas de l’existence et je comptais bien en savourer toutes les nuances : dans la mienne, sur ma joue, caressant mes cheveux, parcourant mon cœur, se glissant en moi,… La vie était tellement surprenante. Elle pouvait vous priver de tout puis ensuite tout vous rendre et même au centuple. Démunie, je me sentais aujourd’hui nantie par l’existence. Je ne redoutais plus que le soleil se couche car tu éclairerais l’obscurité de mes nuits, tu sauras désormais en chasser les démons. Tes mots font naître un sentiment étrange en moi alors que je dois lutter pour chasser le doute qui persiste malgré moi. Mes mots sont un aveu qui m’écorche la bouche. « J’ai souvent été la victime des tribulations de mon esprit que j’ai peur que ça recommence. Durant cette solitude forcée, j’ai tellement souvent compté sur mon imagination pour allumer l’espoir dans mon cœur alors maintenant… J’ai parfois du mal à discerner le vrai du faux. » La chimère se dissipait pour m’offrir le reflet d’une réalité hautement plus colorée comme si un arc-en-ciel venait d’entrer dans mon cœur. J’avais cru que le pardon serait toujours une illusion mais tu savais me surprendre en faisant preuve d’une ouverture d’esprit que je n’avais jamais pu que soupçonner. Ton cœur était un océan tumultueux mais le pardon, l’amour et l’indulgence y côtoyait la rage, la peur et la colère. Doux paradoxe à toi seul, nous formions un sacré duo. Je nous chérissais plus que ma propre vie.

Un soupire franchit mes lèvres alors que je m’étire légèrement pour essayer d’apporter l’apaisement à mon corps courbaturé. Je serre la couverture sur mon corps. « Nous avons tout notre temps car jamais plus, on ne laissera rien nous éloigner l’un de l’autre n’est-ce pas ? On va tout surmonter ensemble car nous sommes deux âmes sœurs, deux parts d’une même âme. » Un sourire tendre étire mes lèvres alors que la perspective m’apporte une douce chaleur au niveau de l’organe vital. Je ferme les yeux laissant cette perspective me bercer avant de te regarder plus amusée. Je me retiens de dire que tu serais mon psychopathe à moi et que je pourrais aimer cela. Je ne sais pas si nous sommes déjà prêts pour ce genre d’échanges. « Tu peux me regarder. Je n’en aurai pas conscience. Puis tu pourras me caresser avec tes yeux vu que je suis la femme de ta vie tout comme tu es l’homme de ma vie. Admire-moi. Donne-moi l’impression d’être une princesse. » Je m’installe plus confortablement tandis que je te souris avec toute la force qu’il me reste. Je ne peux m’empêcher de me poser mille et une questions qui me hantent et me terrorisent. Je redoute plus que tout l’abandon destructeur qui ferait voler en éclats mon cœur fragilisé. Ma voix est empreinte de timidité quand je murmure. « Est-ce que je peux dormir dans tes bras ? Ou garder ta main dans la mienne ? » J’attends ta réponse plantant mes yeux dans les tiens pour m’imprégner de la douce clarté qui règne tout au fond. Je finis par refermer les yeux alors qu’un sourire de béatitude me gagne. Je ne tarde pas à sombrer alors que mes forces me manquent. Je suis épuisée et je récupère pendant de longues heures d’une douce quiétude bienheureuse. Un doux rêve vient caresser mon esprit. La Nouvelle-Orléans est le siège d’un amour qui renait de ses cendres. J’aperçois une longue robe blanche, un costume élégant et une musique bien connue. Une cérémonie qui rend sacré l’engagement de deux cœurs. Je me réveille avec un doux sourire aux lèvres avant de te regarder. Je ne peux m’empêcher de rire alors que je suis simplement heureuse. « Bonjour toi. J’ai l’impression que j’ai dormi longtemps. Je me trompe ? »
code by EXORDIUM. | imgs by tumblr


Voir le profil de l'utilisateur
Niklaus Mikaelson

Niklaus Mikaelson

Hybrid Originel
Messages : 125
Date d'inscription : 02/12/2018
Mer 20 Fév - 3:40

       

« La faute était un poison rongeant nos entrailles pour l'éternité »
Camille & Niklaus
       


       
- YOU WILL BE DEAD OF ME -

       
Notre monde ardu apportait cette intrigue où notre futur demeurait instable comme les vertiges de nos âmes dansantes. L'immensité de nos sentiments troublait notre vision propre à chacun tandis que le mur s'infligeait une véritable destruction. Il était courageux de voir Camille souffler ses tourments dans tous ses ressentis étalés sur un plateau d'argent foudroyant son orgueil, il était d'une rareté de voir cette caractéristique chez la belle blonde. Habituellement, la psychologue noyait ses démons dans l'aide qu'elle apportait à ses proches sans se soucier de son propre état d'âme. Cette conversation commençait à dérouter mon arrogance, il était temps qu'elle cesse pour pouvoir porter des réflexions. Ses mots étaient rassurants, mais les mots n'étaient que poussières dans notre monde, ils me prouvaient à plusieurs reprises que les pires trahisons étaient ceux à qui, la confiance aveugle avait été cédé. Et je ne savais pas, si j'étais encore capable d'accorder cet optimisme à quelqu'un qui a su me fendre le cœur. Pourtant, Camille croyait en notre amour immortel, évidemment que la croyance était aussi dans mon état d'esprit, mais pas sans conséquences. Sa peur était compréhensible, sa chimère aussi, mais le pardon était une exception que j'accordais, et elle était pardonnée de sa fuite. Pourtant, je gardais encore l'amertume et elle n'était pas prête à partir en un claquement de doigts. La capacité à surmonter les futures épreuves sur notre chemin serait une preuve que nos âmes étaient destinées à être scellées et dorénavant, je ne devais plus détruire mon bonheur à ses côtés. Mais cette réflexion était difficile à ne pas brutaliser ce velours, je me connaissais assez pour entrevoir les failles de ma propre promesse. Je savais pertinemment que nous ne serions pas d'accord sur tout ce qui nous entourait ou sur ses fréquentions à Mystic Falls mais malgré tout, cette beauté hystérique était appréciée.   

Alors que mon silence planait dans la pièce laissant certaines doutes envahir mon être, je souriais à la façon de l'observer dormir. Une chose qui ne tardait pas à venir quand elle sombra brusquement dans les bras de Morphée. D'un geste lent, je plaçais la couverture correctement sur son petit être, ses traits du visage semblaient être digne d'une ensorceleuse des contes de fées. Ainsi, je scrutais d'un effleurement de main sa douce physionomie taisant mes démons les plus joueurs au passage. Poupée de cire, elle reflétait la bonté qui explosait en moi dans sa compagnie ainsi que celle des membres de ma famille, à leur façon. Puis, mon corps s'installa dans le canapé, à ses côtés sans la réveiller tandis que mon regard fixait un point fixe sur le mur. En toute discrétion, j'avais exaucé son vœu de fermer l’œil près d'elle où mon paysage exprimait les couleurs vives d'une nouvelle ère et clôturait la fin d'un chapitre chaotique. Aucunement, je ne violais ses pensées pour ne pas apercevoir une autre réalité dans notre axe en devenir, ses jardins secrets lui appartenaient et les erreurs du passé n'étaient plus à commettre. Alors, je fermais les yeux divaguant dans mes chimères où cauchemars et appréhensions possédaient mon corps endormi. Quelques fines heures plus tard suffisaient pour retrouver une certaine clairvoyance et mon regard se posait une nouvelle fois, sur le son visage dont mon sourire traduisait la plénitude. Je m'échappais toujours, avec lenteur de cette proximité pour m'installer dans un fauteuil et mon livre favori 'L'art de la Guerre' dévorant les écrits que je connaissais sur le bout des doigts, à force. Puis, un haussement de sourcil quand elle se réveillait enfin, un regard sur l'horloge pour conclure que le cadran avait été dépassé.

Je souriais à sa réflexion simplement et fermais le livre pour le poser sur la petite table basse :

« En effet, mais j'imagine que tu en avais besoin. Le repos d'une guerrière méritante est un doux plaisir quand Morphée pointe sa nuit chaude. Comment te sens-tu ? » détaillant son visage où un rire s'échappait de mes lèvres avec une once de moquerie :

« Tes cheveux sont en pagaille, c'est touchant. Sinon, je suis coupable d'avoir observé ton ravissant visage une partie de la nuit. » roulant les yeux ornant, toujours d'un sourire.

Je marquais une pause et rétorquais, de nouveau, en toute innocence :

« Tu as des projets pour aujourd'hui ? »


       
(c) crackle bones

       
Voir le profil de l'utilisateur
Camille O'Connell

Camille O'Connell

Human
Messages : 270
Date d'inscription : 10/07/2018
Lun 4 Mar - 23:10

You Will Be The Dead Of Me
Mon regard ensommeillé se pose sur la plus belle apparition pouvant susciter l’émerveillement dans mon regard. Mes yeux s’illuminent spontanément alors que mon cœur se gonfle d’un doux bonheur en réalisant que cette nuit était tout ce qu’il y a de plus réel. Mes angoisses profondes s’apaisent lentement alors que je réalise que j’ai la chance d’à nouveau connaître la joie de jouir de précieux instants en compagnie de l’être aimé. Je cligne plusieurs fois des yeux pour m’assurer que tout cela soit bel et bien réel alors qu’un doux sourire s’épanouit sur mes lèvres. Je me redresse lentement alors que la couette dont tu m’as recouverte retombe sur mes genoux. Je m’étire de tout mon long avant de réprimer un bâillement. Je serais prête à donner mon salaire pour une bonne tasse de café en cet instant précis. Je ramène mes jambes contre moi posant la couverture sur mes épaules. Je te fixe un long moment en silence alors que ta voix agit comme la plus douce mélodie sur mes oreilles. Je me mords la lèvre pour résister à la tentation de venir à toi, de me jeter tout simplement à ton cou. Je souris lascivement alors que je suis encore toute endormie. Je réfléchis quelques instants. « Je me sens beaucoup mieux. Dormir m’a permis de retrouver quelque énergie surtout après la nuit forte en émotions. J’ai dormi comme un bébé, je me sentais bien. Je me suis à nouveau… sentie en sécurité. » L’aveu m’amène à rougir légèrement alors que soutenir ton regard est soudain un peu plus difficile tant je me sens vulnérable. Je me force à détourner mon regard malgré l’envie omniprésente de t’admirer encore pour graver tes traits dans ma mémoire. J’ai été trop longtemps privée de la vision de ce qui représente à mes yeux la perfection. Je scrute le livre sans pouvoir pour autant en déchiffrer le titre mais je le devine sans aucune difficulté : « L’art de la guerre ». Je t’ai vu tant de fois feuilleter cet ouvrage qui semble t’inspirer. Pour la forme, je demande néanmoins. « Laisse-moi deviner. Tu lisais l’art de la guerre ? » Un sourire complice s’épanouit sur mes lèvres.

Je me demande ce que je devrais faire. Cette nuit, nous avons échangé des pensées intimes. J’ai eu la sensation que je pouvais espérer qu’une nouvelle chance nous est offerte mais ton humeur est-elle toujours aussi propice au pardon avec l’éclat du soleil ? Je l’espère du plus profond de mon cœur avant de pouffer de rire à tes mots. Je profite de cet instant de légèreté avec un profond soulagement. Je passe ma main dans mes cheveux espérant vaguement les discipliner. « J’aurais pu deviner que ton regard m’a couvé cette nuit, je crois que c’est un réflexe, une bonne vieille habitude qui revient. » L’impression d’avancer au bord du vide et que le moindre mot pourrait être perçu comme si je me sentais d’ores et déjà gagnante. Prudente, j’avance vers toi doucement me dégourdissant légèrement les jambes alors que mes muscles sont quelque peu endoloris par la position bien moins confortable qu’un lit. J’hésite quelques secondes à venir à tes côtés avant de finalement me diriger vers la cheminée comme si de rien n’était, cachant le trouble qui m’habite. « Quant à mes cheveux, je ne peux même pas me dire qu’ils sont dans un fouillis monstre pour une bonne raison. Je crois que seule une douche chaude pourrait m’aider à leur rendre leur discipline. » Ta dernière question suscite une foule de pensées multiples en moi alors que je me mets à rêver de simplement recréer le lien entre nous, t’ouvrir mon cœur comme jamais je n’avais osé le faire. Je voudrais me complaire dans tes bras encore et encore, sentir l’odeur rassurante de ta peau. Je m’enivrer de toi comme une camée qui retrouve sa drogue après un trop long et douloureux sevrage. Dépendante, je ne songe même pas une seule seconde à lutter contre toutes les émotions qui gagnent mon cœur en manque d’amour. Tu es le seul qui puisse susciter de tels sentiments en moi alors que je voudrais réussir à t’avouer que je veux que tu me retiennes prisonnière à tes côtés éternellement. « Je pensais rester au calme et profiter du moment. Je n’avais pas de réels projets mais je me disais que nous pourrions passer un moment ensemble ? Tu m’as tellement manqué, je ne pense pas pouvoir te quitter là tout de suite sans au moins t’avoir… » Je n’ose pas terminer ma phrase alors que la rougeur gagne mes joues. Je me cache derrière mes cheveux, le cœur battant comme celui d’une adolescente à son premier rencard.
code by EXORDIUM. | imgs by tumblr


Voir le profil de l'utilisateur
Niklaus Mikaelson

Niklaus Mikaelson

Hybrid Originel
Messages : 125
Date d'inscription : 02/12/2018
Ven 8 Mar - 6:25

       

« La faute était un poison rongeant nos entrailles pour l'éternité »
Camille & Niklaus
       


       
- YOU WILL BE DEAD OF ME -

       
La journée s’annonçait plus ensoleillée sous ses courbes maussades d'un temps propice à la pluie. Néanmoins, les rayons de lumière caressaient mon visage dans un flux d'invisibilité, à présent. Tout doucement, nos échanges étaient empreints d'une profondeur laissant la pudicité de nos esprits s'apaiser. Un écroulement de ma facette si impassible que mon comportement  demeurait être à l'opposé d'un tyran qui préservait sa cage d'une tempête de noirceur. Il était plus facile de clamer les ténèbres que d'instaurer un éclat de lumière, une solution de facilité. Et pourtant, l'alchimie entre nous avait suscité une nouvelle curiosité où la complicité malgré le temps, était devenue inaliénable. Intemporel était ce lien parsemé de doutes parfois, mais la communication soulevait les pensées les plus négatives. La demoiselle semblait être enclin à un réveil moins douloureux suite à son visage épanoui par ses angoisses éteintes. Soulagé intimement de ses réactions, j'amplifiais mon sourire chaleureux en silence pour lui laisser le temps de répondre à mes questionnements. Bizarrement, les interrogations sur notre avenir étaient plus fréquentes comme-ci, je souhaitais aboutir à cette relation par un geste. Un geste, que jamais, je n'oserais pas franchir le mur de mes sentiments et plus je l'observais, plus je devais faire quelque chose pour marquer le coup de nos dires précédents. Alors que son regard captivait pendant un long moment le mien, apportant spontanément une chaleur exquise. Peut-être simplement attendre ? Mais attendre quoi ? Cette peur, qui s'immisce, était d'une douleur inexplicable, je ne savais pas du tout quoi faire. En sécurité ? C'était plaisant à entendre puisque beaucoup de personnes auraient eu cette crainte de voir leurs cœurs arrachés dès le réveil. Elle me faisait confiance, et sa chaleur était un souffle de renouveau auquel je ne pensais plus y avoir le droit.    

Un sourcil relevé devant sa clairvoyance de mon livre si passionnant, elle me connaîssait encore, c'était une véritable stupéfaction. Ce réveil était d'une belle légèreté d'une bise d'été que je respirais avec plénitude sans me préoccuper, des ennemis à anéantir. Sa présence temporisait tous mes plans de guerres où la revanche avait sonné son premier éveil dans ce premier jour à ses côtés. Néanmoins, mon aveu, concernant mon regard sur elle porté dans cette nuitée, brisa mon sourire, j'aurais préféré qu'elle ne le sache pas au lieu de le sentir. J'étais démasqué dans ma démarche et mon regard vrilla au sol comme une fine honte, mais l'ombre de sa silhouette au sol qui s'approchait peu à peu relevait inconsciemment mon visage vers elle. Puis elle détournait les talons, et un soulagement pouvait se lire sur mon visage alors que le stress se mélangeait à la peur pour un cocktail interne explosif. Je me redressais à mon tour, pour l'écouter et je me permettais même un ricanement pour la douche, mais plus j'avais dans sa direction plus ses mots me firent repousser dans son inverse. La fuite était plus misérable, mais elle n'était pas judicieuse pour nous deux après nos beaux discours, ce serait joué une certaine contradiction que je me refusais à lui faire vivre pour simple excuse d'une peur si humaine. Je posais une main brûlante de sensations sur son épaule un court moment pour laisser tomber mon bras pour lier mes mains entre elles derrière mon dos. Je pivotais légèrement la tête arborant un fin sourire :  

« La sécurité est un rare symptôme que je dois donner aux âmes les plus méritantes et je suis heureux de te l'offrir comme tu m'offres aussi une abondance essence bénéfique. » hésitant à prendre sa main. Je me raclais la gorge pour tromper un certain malaise sentimental et reprenais rapidement mes dires :  

« Néanmoins, je ne te regarderais pas sous la douche, je ne suis pas voyeur à ce point-là. D'ailleurs, tu peux emprunter la salle de bain, le manoir est vide, aucun risque de trouver quelqu'un nu ou d'avoir cette peur de se retrouver avec mes sœurs dans une situation inconfortable. » pointant mes mots d'un peu d'humour. Bien que mon regard ne s'attardait pas sur son visage parce qu'elle allait ressentir tout ce que je pouvais lui souffler. Je n'étais pas un livre ouvert, mais avec elle, je savais pertinemment qu'elle pouvait lire avec facilité.

Je déliais mes mains pour poser ma main sur sa joue que je caressais avec une certaine tendresse. Ce moment était très intimiste et je me surprenais de cet acte incontrôlé vaguant mes yeux clairs entre les siens et ses lèvres. Puis soudainement, mes pensées sur les hommes à briser reprenaient surface :

« Je pourrais répondre à ton silence de fin de phrase si explicite, mais pas avant de mettre vengé de personnes qui résident à Mystic Falls. J'ai une certaine amertume contre Gilbert à assouvir, alors je caresserais tes lèvres avec plaisir, une fois que sa tête roulera contre le mur du manoir. Mais on peut aller ensemble lui rendre visite et tu pourras observer le dessein magnifique que je lui réserve ? » rétorquais-je avec fierté sans quitter sa joue. Évidemment, que j'avais cette fougue enivrante de l'embrasser, c'était ma subtilité pour cacher, encore une fois, mes sentiments.

(c) crackle bones

       
Voir le profil de l'utilisateur
Camille O'Connell

Camille O'Connell

Human
Messages : 270
Date d'inscription : 10/07/2018
Ven 8 Mar - 23:14

You Will Be The Dead Of Me
La frénésie avec laquelle l’organe vital s’agite dans ma poitrine en serait presque douloureux si je n’en ressentais pas les tressautements comme la preuve que je suis vivante et que rien de tout cela n’est une chimère. Les affres d’une solitude douloureuse m’offre un maigre répit mais la peur sommeille sous le masque de la sérénité. La terreur ne demande qu’un signe de faiblesse pour reconquérir ce domaine dont elle s’est couronnée reine à mon insu, à mon cœur défendant. Je redoutais l’abandon et surtout d’être amenée à errer sans but à nouveau dans les méandres de la mort. La marque imprimée sur ma peau me rappellerait éternellement que rien ne servait de fuir la mort, elle viendrait tôt ou tard pour vous cueillir. Aurais-je ta main dans la mienne pour me permettre de faire renaître la lumière dans ce monde hostile ? Je voulais sincèrement y croire mais m’y accrocher risquait fort de provoquer une désillusion susceptible de me briser. M’abandonner à cet homme impliquait de me mettre à nu pour lui offrir mon cœur battant et vibrant sur un plateau avec la peur qu’il le protège de tous les aléas de l’existence et nous soit tenté de croquer dedans pour en faire son repas. J’étais l’agneau face au loup et si je ne restais pas prudente, je risquais fort de me brûler les ailes. Mais je ne pouvais lutter contre les sentiments grandissant mais surtout contre cette confiance sans faille qui m’apaisait dès que mon regard croise le sien. Je pourrais tenter de lutter, de me protéger mais je savais ce combat perdu d’avance car je ne voulais tout bonnement pas lutter. A quoi servirait de vivre si je devais laisser la peur gagner et l’emporter sur mon besoin de profiter de chaque instant offert. Il était ma kriptonite mais j’étais prête à succomber sans offrir la moindre résistance.

Un sourire paisible s’épanouit sur mes lèvres alors que mes doigts courent sur le décor familier qui me procure la sensation de finalement être rentrée à la maison. Je respire l’odeur d’une maison qui possède sa propre histoire, a connu des moments heureux et d’autres sanglants, où la vie et la mort se sont côtoyées comme deux amies intimes. Ta main sur mon épaule apporte un réconfort apaisant à mon esprit soumis l’ambivalence de ses désirs. Ton regard apaise tous les tourments qui menacent de rugir. « Il semblerait donc que nous soyons un baume pour les blessures l’un de l’autre ou suis-je trop confiante et naïve de croire que ce jour marque la naissance d’un nouveau chapitre dans notre histoire vouée à nourrir l’imagination de la postérité ? » Ton humour m’avait manqué et je ne peux que rire légèrement. Tes mots mais surtout la réponse qu’il suscite en moi me rappelle le souvenir d’une soirée dans un bar. Je ne risque jamais de t’avouer ce baiser égaré un soir où l’alcool noyait mon sang dans sa brume. « J’ai déjà eu l’opportunité de voir le corps nu d’une autre demoiselle et je n’en suis pas morte de honte mais je préfère éviter leurs questionnements légitimes sur la raison de ma présence en cette demeure familiale, le domaine des Mikaelson où je n’ai pas… » … réellement ma place. Je ne termine pas ma phrase ne désirant pas provoquer une douleur en toi alors que c’est le simple reflet de ma crainte que je ne me précipite et du risque de percuter le mur à ce rythme. Je me dois de reprendre le contrôle rapidement et j’ajoute sur une voix emplie de taquinerie à ton égard. « Je ne redoute pas le voyeur. Je n’ai rien à cacher que tu n’aies pas déjà vu. Enfin, je n’ai presque rien mais… chaque chose en son temps. » Un brin malicieuse, je t’adresse un clin d’œil.

Sa main m’apparait comme une douce caresse sur ma peau alors que je savoure pleinement son toucher. Je suis tentée de fermer les yeux mais je ne veux pas l’effrayer en retrouvant trop rapidement une proximité qui trahit nos sentiments réciproques simplement endormis mais propices à retrouver leur flamme d’antan. Néanmoins, ses mots me tirent un froncement de sourcil alors que je le fixe sans comprendre. Puis le déclic se fait et le malaise me gagne. « Tu aurais pu en effet mais tu as choisi une autre voix qui m’intrigue. Gilbert ? Je me demande bien de qui tu peux parler. Ne me dis pas, laisse-moi réfléchir seule. Aaaah attends, tu veux dire Salvatore ? » Je redoutais terriblement cette situation. Je m’en suis ouverte à mon amie et ma crainte semble revêtir une certaine intuition prédictrice. Je tente de ne pas me trahir sur la portée que ses mots ont en moi. Je repousse au loin la colère qui semble profiter pour poindre le bout de son nez. Je suis inquiète mais je me refuse à lui laisser entrevoir à quel point. « Elena ? Pourquoi tu veux te venger d’Elena ? C’est mon amie alors l’idée me dérange fortement que tu ne lui arraches la tête. Je n’adhère pas du tout à ton idée et je ne te laisserai pas lui faire du mal alors que tu en as déjà bien assez fait. La vengeance n’apporte jamais que le vide dans le cœur et une satisfaction bien éphémère quand d’autres choses peuvent procurer un plaisir qui dure bien plus longtemps… une satisfaction qui n’a que peu d’égale. » J’ôte mon haut dépassant ma gêne. Je ne veux pas de confrontation alors je t’offre une distraction qui j’espère pourra te détourner de ces sombres projets qui meurtrissent mon cœur quand j’aurais préféré simplement profiter de ce moment de répit pour réapprendre à se connaître. « Je vais prendre ma douche. Tu devrais aussi y songer car ta peau porte encore des traces de mon sang séché. » Je n’attends pas de voir quelle réaction tu adopteras. Avec une certaine désinvolture, je me dirige vers cet endroit où l’eau pourra éclaircir mes pensées quelque peu tumultueuses.
code by EXORDIUM. | imgs by tumblr


Voir le profil de l'utilisateur
Niklaus Mikaelson

Niklaus Mikaelson

Hybrid Originel
Messages : 125
Date d'inscription : 02/12/2018
Mer 13 Mar - 16:44

       

« La faute était un poison rongeant nos entrailles pour l'éternité »
Camille & Niklaus
       


       
- YOU WILL BE DEAD OF ME -

       
Le baiser de la mort, s'attardait dans cette situation alors que mon organe vital soufflait de faire le premier pas pour prouver à Camille que l'espoir portait ses fruits dans cette patience consumante. Néanmoins, l'évitement créa mon malaise de la danse des sentiments comme la dureté de cette cheminée ancienne. Bien que dérouté, je l'écoutais chanter ses mots réchauffant d'un voile mon corps dans cette belle intimité en devenir. La naïveté était radieuse comme elle était un leurre dans ce combat perpétuel, mais elle était saisissable d'une paix amoureuse où rien ne pourra être rose comparé à un conte de fées. Je savais pertinemment que les ennemis passés et futurs seraient la faille dans notre épopée, mais jamais, je ne laisserais quelqu'un effleurer l'un de ses cheveux comme autrefois. Alors que sa voix transportait tous mes maux pour les enfermer, son regard bleuté, lui était une vraie étendue d'eau où on pouvait oser la noyade sans crainte. Un moment doux, subtil avec une profondeur exquise comme deux adultes où la conversation était concrète. La tension d'un rapprochement était palpable et brûlante dans son éclat de pureté pour une conquête de l'âme dans son infinité. C'était elle et personne d'autre et elle devait le comprendre. Les mots étaient l'écriture de l'âme, mais pas l'écriture d'une nouvelle encre fermement posée sur un recueil, les actes étaient plus réalistes. Un rire spontané s'échappait de mes lèvres qui épousa à la perfection sa malice concernant la nudité de mes précédentes paroles, elle avait aussi ce don d'apaiser ou simplement de jouer dans la mesquinerie. Par contre, la fin de sa phrase concernant l'habitat des Mikaelson me fit hausser un sourcil, que voulait-elle insinuer ? Qu'elle ne se sentait pas à l'aise ici dans cette bâtisse historique ? Pourtant, mon comportement l’incitait à la mettre à l'aise sans rechigner, je pouvais, cependant comprendre. On était mieux chez soi pour ce genre de confrontation puis l'explosion d'une éventuelle querelle pontait le bout de son nez : le sujet Elena Gilbert. Quel affront quand ses mots grinçants à l'encontre du plan que je prévoyais pour la brune. Elle était amie avec cette chose qui avait osé tuer mon frère Kol. Elle avait osé s'allier à l'ennemi et un brin de colère jaillissait dans mes iris alors que madame se permettait avec amusement de dévoiler son corps. Puis une question venait à scintiller dans mon esprit : qu'avait-elle sur sa peau que je ne savais pas ? Quelle était sa fourberie ? Mon regard ne cessait de vaguer sur son corps et mes pensées les plus sombres s'estompèrent. Elle avait raison, le moment n'était pas à l'œuvre d'une vengeance alors que nos retrouvailles étaient tangibles. Chaque petit détail dans un certain ordre pour ne pas froisser l'opportunité de cet échange si paisible.    

Je me retournais pour suivre sa silhouette aguicheuse où ma tête se pencha pour admirer ses courbes audacieuses dans un vent d'excitation. Elle me provoquait dans sa gestuelle et surtout dans la manière de me laisser là, seul, avec la compagnie de la cheminée où j'admirais mes mains teintées de son sang. Un fort soupir s'échappa de ma gorge alors que mon ombre allait suivre la sienne, mais quelque chose me poussa à ne pas brusquer les choses. Puis, je remportais le combat intérieur et à vitesse vampirique, je rejoignais sa fine présence. Elle était dos à moi et brusquement, j'empoignais son bras où mon autre main se posa sans gêne sur sa joue afin d'épouser mes lèvres sur les siennes. La manière était peut-être brusque, mais l'action était présente, je ne voulais plus attendre cette torture. Je voulais faire un pas dans notre histoire alors que l'humidité de ses commissures était un aveu passionnel. J'avais enfin brisé cette barrière pour laisser pleinement l'aura de Camille entrer dans mon axe déséquilibré. J'avais cette sensation folle de l'embrasser pour la première fois alors qu'un flot d'émotions submergeait mon âme si noire pour laisser entrer quelque chose qui je n’espérais plus au fil du temps. Un vrai petit garçon devant une fille qui arrivait à dompter ses comportements, une vraie homogénéité parfaite, Camille complétait le puzzle, elle était la pièce manquante.  

Je me raclais la gorge et rompais de très peu cette distance sensuelle :  

« Je ne souhaitais pas que tu prennes ta douche avec des questions concernant notre avenir. Je te veux à mes côtés maintenant, parce que je suis prêt à vivre quelque chose de fantastique avec ton ombre qui se mélange à la mienne. Je ne te promets pas que j'écartais l'âme d'Elena, je ne te promets pas que jamais je ne te blesserais de mes actes ou de mes mots. Mais je te promets que je te protégerais pour que le monde observe ta beauté sans égale. Je ne promets pas d'être un petit ami exemplaire, mais je promets d'apaiser tes tourments et de faire de toi, quelqu'un que tu as toujours voulu, un être qui ressent de la vie en soi, un être qui s'émerveille comme autrefois. » quittant de plus en plus ses lèvres pour me reculer complètement.

Je regardais la douche élançant un sourire sincère puis relevais mon regard vers elle :

« Maintenant, tu peux prendre ta douche et montrer à celle-ci les secrets de ton corps. Nous allons passer la journée ensemble, rien que toi et moi. J'ai été égoïste de penser à une certaine vengeance alors qu'on était dans une atmosphère très intense. » disparaissant à vitesse vampirique pour me réfugier, tel un lâche dans le salon.


(c) crackle bones

       
Voir le profil de l'utilisateur
Camille O'Connell

Camille O'Connell

Human
Messages : 270
Date d'inscription : 10/07/2018
Hier à 15:42

You Will Be The Dead Of Me
La provocation était la seule arme dont je disposais pour chasser ces sombres projets qui animaient ton âme et qui provoquaient une vive douleur dans mon cœur à la simple idée que mon amie se retrouve sous ton emprise meurtrière. Je me mords la lèvre alors que j’accélère la cadence de nos échanges en une approche plus sensuelle et tactile mais sans pour autant vouloir brûler les étapes entre nous. Je ne voulais pas que notre histoire se résume uniquement à se retrouver dans l’intimité en laissant des non-dits venir gâcher tôt ou tard les choses entre nous. J’avais besoin de toi et je ne voulais pas le nier. Je ne voulais pas brûler les étapes même si j’étais celle qui venait de modifier la dynamique de notre échange. Mon cœur bat plus vite lorsque la proximité de ton corps me procure une étrange sensation de vulnérabilité. Je prends une profonde inspiration levant mon regard clair vers toi. Je m’y noie pendant quelques longues secondes avant mes lèvres n’épousent les tiennes en une divine perfection. Je souris de manière lascive alors que ma main se pose délicatement sur ta nuque que je caresse du bout des doigts. Je soupire de bien être avant de t’adresser un petit clin d’œil. Je pensais que jamais ce baiser ne viendrait pour balayer sur son chemin mes doutes. Le cœur battant la chamade, je ne suis plus qu’une petite fille dont le cœur s’acharne dans sa poitrine pour la première fois de son existence. J’ai l’impression que ce dernier va exploser sous la joie qui déferle. A bout de souffle, je ferme les yeux posant un doigt tremblant sur mes lèvres encore imprégnées de ta présence. Ma voix est fragile alors que toutes les émotions m’envahissent sous la douce beauté de tes mots. Je ne suis que joie et c’est tellement soudain et inattendu que la vague menace de m’ensevelir totalement. « Niklaus… » Un simple mot qui trahit toute l’intensité de ces émotions dans mon cœur. Je te regarde t’éloigner avec un sourire attendri consciente qu’un tel aveu avait dû t’en demander énormément. Tu n’étais pas accoutumé de telle démonstration de sentiments. Je murmure à ton aura qui semble imprégner l’espace. « Je vais profiter pleinement de l’eau chaude pour apaiser les courbatures de mon corps mais ensuite ce sera toi et moi. Je me refuse à ce que l’on laisse l’extérieur, ce qui peut parasiter le moment venir perturber ce moment qui n’est supposé qu’être à nous. » Je rentre finalement dans la salle de bain fermant la porte derrière moi.

Je me glisse sous l’eau chaude poussant un soupir de bien être alors que mon esprit divague légèrement. Je m’imprègne de chacun de tes mots éprouvant une sensation de bienêtre à la perspective de cet avenir qui nous attend. Je profite pleinement de la douche avant de sortir avec lenteur pour me sécher. Je regarde mes vêtements et grimace légèrement. Très timidement, je sors dans le couloir avec la serviette autour de moi pour me diriger vers ta chambre prenant un long t-shirt et un caleçon à toi. Je rigole devant mon accoutrement mais le ridicule n’a jamais tué personne. Je finis par te rejoindre lentement. « Klaus, j’ai repensé à tes mots sous la douche. Je voulais te répondre mais tu ne m’en as pas laissé le temps alors laisse-moi parler. Je n’ai jamais douté de ton amour et c’est justement ce qui m’a le plus effrayé lors de mon retour. J’avais peur de ne pas réussir à t’aimer comme tu le méritais alors que tu avais déjà tellement souffert dans ton existence. Je voulais être à la hauteur mais je devais reprendre le contrôle de ma propre vie. Aujourd’hui, j’y arrive mieux et je voudrais pouvoir me faire pardonner le mal que j’ai pu faire. » Je pousse un soupir secouant la tête. Je ne désire pas que tu me répondes. Je ne veux pas que tu me dises que je n’ai rien à me faire pardonner car je ne suis pas encore prête à abandonner cette culpabilité. Je reprends rapidement. « Je veux passer tout mon avenir à tes côtés. Je veux que ma vie te soit offerte et dédiée jusqu’à mon dernier souffle car je t’aime du plus profond de mon cœur. On va sans doute se disputer. Il y aura des moments où je vais te haïr surtout si tu t’entêtes à vouloir blesser mes amis. Je vais avoir envie de te frapper. Je vais avoir envie de t’embrasser. Je vais dire des mots maladroits qui te feront mal. Je vais commettre des erreurs. Mais je veux sentir qu’avec toi, je suis en sécurité et que je peux retrouver ce que la mort m’a pris, dissiper les doutes qu’elle a semé. Je veux t’aimer. Je veux te toucher. Je veux être ton rempart contre les obstacles de la vie. » Je m’approche timidement de toi pour venir lentement passer mes bras autour de toi. Je te serre posant ma tête sur ta poitrine les yeux clos pour juste apprécier cet instant alors qu’une larme silencieuse m’échappe. Je ne voulais pas pleurer et je finis par dire avec un petit rire forcé espérant briser le côté trop sentimental de ce moment. « Maintenant avant de tomber dans le pathétique du romantisme, je me demandais si tu te poses des questions sur ce qu’a pu être mon existence durant ces deux ans loin de toi ? Tu as des choses que tu voudrais connaître ? » Mon regard se lève vers toi alors que je viens timidement poser mes lèvres sur les tiennes pour un baiser tendre et chaste.
code by EXORDIUM. | imgs by tumblr


Voir le profil de l'utilisateur

Contenu sponsorisé

Page 1 sur 1
Sujets similaires
-
» Camille Chalmers rejette le DNSCRP comme un instrument de politique Néo-libérale
» répartition camille
» [UPTOBOX] Dead or Alive [DVDRiP]
» Camille Kovenbourg [Abeille]
» Camille, ma douce Camille...

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
Sauter vers: